Centrafrique: le FPRC perd une troisième ville dans l'extrême nord-est du pays

Vue aérienne de la région de Vakaga, à l'extrême nord-est de la Centrafrique.
© ALEXIS HUGUET / AFP

En Centrafrique, après Birao et Tissy, deux villes de la préfecture de Vakaga dans l'extrême nord-est du pays, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique de Nourredine Adam a été chassé lundi matin de la petite localité de Am-Dafok, située à la frontière avec le Soudan, à une soixantaine de kilomètres de Birao.

Le FPRC a cédé à la suite d'une offensive lancée par un autre groupe armé, le MLCJ, du ministre délégué chargé justement des Groupes armés, Gilbert Toumou Déa. L'offensive du MLCJ, le Mouvement des libérateurs centrafricains, a débuté vers 4h30 du matin et a duré d'une à trois heures selon les sources. Les près de 3 000 habitants de Am-Dafok avaient été prévenus de l'imminence de cette attaque, ils ont fui dès dimanche vers le Soudan voisin.

« Djandjawides soudanais et des rebelles tchadiens… »

Pour le porte-parole du FPRC, Siddick Ali, leurs combattants qui tenaient la ville ont été attaqués par une coalition regroupant des combattants du MLCJ, ceux d'un nouveau groupe armé le PRNC créé récemment, ainsi que « des Djandjawides soudanais et des rebelles tchadiens ». « Ils ont été attaqués sur deux fronts et ont dû battre en retraite », a expliqué Siddick Ali.

« Faux ! » a réagi de son côté le chef du MLCJ et ministre en charge des Groupes armés. Il parle d'une « offensive de ses combattants et de jeunes membres de la communauté Kara ».

La Minusca n’a pas réagi

Gilbert Toumou Déa assure que « la situation dans les trois villes de Birao, Tissy et Am-Dafok est sous contrôle » et appelle le gouvernement centrafricain à redéployer « des forces de défense et de sécurité dans l'immédiat pour sécuriser définitivement ces zones récupérées par ses forces ».

Le FPRC de son côté a lancé un avertissement après ce qu'il qualifie de « nouvelle violation de l'accord de paix de Khartoum, sans que ses garants ne réagissent ». « Nous ne serons pas responsables des conséquences que cela va entraîner », a menacé son porte-parole Siddick Ali.

La Minusca ne veut pas réagir pour l'instant, mais elle annonce avoir renforcé les patrouilles à Birao et avoir survolé la zone de Am-Dafok.

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