Amar Saadani veut normaliser les relations algéro-marocaines sur le Sahara

Le Sahara occidental et ses voisins.
© RFI

Ammar Saadani, l'ancien secrétaire général du FLN, a brisé le mur de silence concernant le Sahara occidental, objet du différend entre le Maroc et l'Algérie depuis des décennies.

« D’un point de vue historique, le Sahara est marocain » affirme cet ancien dirigeant du Front de libération nationale. Dans ses déclarations, il pointe que « le Sahara a été enlevé au Maroc à la conférence de Berlin » de 1885 qui a divisé l'Afrique.

Ammar Saadani dénonce l'attitude de l'Algérie qui a versé pendant cinquante ans « des sommes faramineuses » au Polisario, l'organisation qui revendique de longue date l'indépendance du Sahara occidental. Pour lui, « le Polisario n’est pas parvenu à sortir de l’impasse ». Cet argent doit revenir au développement des villes algériennes, estime-t-il. Il appelle à normaliser les relations avec le Maroc, considérant que le Sahara est un territoire marocain. Si cette position n'est pas nouvelle de sa part, elle intervient à un moment de transformations que connait le Maghreb qui font que la position de l'Algérie doit bouger autour de cette question.

L'ancien secrétaire général du FLN voit dans les transformations actuelles au Maghreb, une conjoncture favorable à la relance de l'Union du Maghreb. « Je pense que la question du Sahara occidental doit prendre fin et que l’Algérie et le Maroc doivent ouvrir leurs frontières et normaliser leurs relations », a-t-il insisté. Un avis qui est loin de faire l'unanimité au sein du FLN à Alger.

→ Lire aussi : Maroc-Algérie, l’impossible conciliation?


Baha Eddine Tliba placé en détention provisoire

Cet homme d'affaires et député de la région d'Annaba est réputé proche de la famille du général Gaïd Salah. Selon l'agence officielle APS, il est accusé notamment de financement occulte de parti politique. Le journaliste algérien Moustapha Benjemaa nous explique le profil de cet homme et les raisons probables de son arrestation.

Il est connu pour être l'un des visages et l'un des symboles de la corruption en Algérie. Depuis le 22 février, son nom revient chaque vendredi dans les manifestations pour qu'il soit auditionné par la justice.

Moustapha Benjemaa
18-10-2019 - Par Magali Lagrange

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