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Gabon

Gabon: Ngomo Privat toujours sous les verrous trois mois après sa manifestation

Vue de Libreville, la capitale gabonaise, le 23 août 2016.
© MARCO LONGARI / AFP

« Pourquoi est-il toujours incarcéré ? » Question posée hier lors d'un point presse à Libreville par la famille de Privat Ngomo. Cet activiste proche de l'opposant Jean Ping a été arrêté le 12 juillet pour avoir organisé une petite manifestation.

Il avait appelé sa manifestation l’« opération Lumumba ». Le 12 juillet dernier, avec une quarantaine de jeunes vêtus d’un tee-shirt à l’effigie de l’opposant Jean Ping, Privat Ngomo avait bloqué la circulation devant l’ambassade de France et lu sa déclaration : « Pourquoi la France refuse-t-elle obstinément de reconnaitre depuis trois ans la victoire incontestable de Monsieur Jean Ping, de respecter le libre choix du peuple gabonais ? Pourquoi n’est-elle pas fidèle aux idéaux de démocratie, de liberté, d’égalité et de fraternité qu’elle va célébrer le 14 juillet prochain ? », avait crié l’opposant dans son haut-parleur. Ce jour-là, Privat Ngomo était arrêté et cela fait désormais trois mois qu'il est en détention préventive. Il est inculpé de « propagation de fausses nouvelles » et d’« entrave à la circulation routière ». Au grand dam de son frère ainé Jean-Juste Ngomo :

« M. Ngomo Privat s'est contenté d'exprimer une opinion. C'est tout ce qu'il a fait, il n'y a pas eu de blessé ; il n'y a pas eu de troubles, il n'y a rien eu, pas de casse, rien du tout. C'est un délit mineur, il a interrompu la circulation routière, on lui collait une amende et ça s'arrêtait là. Sa famille a le sentiment que sa détention est une détention punitive. Remarquez que si M. Ngomo Privat avait fait cela en France, les autorités françaises ne l'auraient pas arrêté et encore moins incarcéré, car en France le droit constitutionnel de liberté d'expression est garanti et respecté. »

Pas de réaction pour le moment du côté du gouvernement qui ne souhaite pas commenter une affaire en cours.

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