RDC: discussions autour du rapatriement du Rwanda d’ex-combattants du M23

Un soldat du M23 au poste-frontière dit de la 'Grande barrière', à la frontière entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, le 20 novembre 2012.
© AFP PHOTO/PHIL MOORE

La RDC se prépare à lancer des opérations contre les rebelles ougandais des ADF. D’autres opérations sont en cours de planification, peut-être avec la participation des armées des voisins de l’Est. À la demande du Rwanda, le gouvernement congolais a entamé des discussions en vue du retour des ex-combattants du M23. Depuis leur défaite en 2013, ils demandent à être amnistiés et à rentrer, en vain.

Du côté de l’ex-rébellion du M23, on espérait que le processus irait plus vite. À la mi-juillet, sur demande du Rwanda, le gouvernement congolais avait accepté d’envoyer une délégation à Kigali pour négocier le rapatriement de ses membres.

Selon le rapport conjoint de cette mission d’évaluation, sous la facilitation rwandaise, la délégation de la RDC et les leaders de l’ex-M23 ont discuté de l’amnistie de ses membres, leur intégration au sein de l’armée et le rapatriement volontaire des réfugiés congolais vivant au Rwanda. Si trois mois plus tard, côté M23, on redoute des blocages, plusieurs sources sécuritaires congolaises assurent que les discussions se poursuivent.

Liste noire des « professionnels de la rébellion »

Des échanges avec l’aile du M23 basée au Rwanda, mais aussi avec les hommes de Sultani Makenga qui avaient choisi de se réfugier en Ouganda, après leur défaite face aux FARDC et à la Monusco. Le chef militaire du M23 ne serait plus cantonné dans un camp militaire en Ouganda, il aurait pris position quelque part à la frontière entre l’Ouganda, le Rwanda et le Congo.

Une source sécuritaire congolaise assure que le principe d’une intégration collective de ces ex-rebelles au sein de l’armée « n’est pas consacré » et qu’il y aura « beaucoup de démobilisés ». Mais il n’est plus question de liste noire des « professionnels de la rébellion », comme les appellent leurs détracteurs dans l’armée. « S’ils rentrent, on saura les gérer », assure un responsable des services.

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