Republier
Togo

Togo: l’ANC en congrès pour élire son candidat à la présidentielle

La coordinatrice de la C14 Brigitte Adkamagbo-Johnson aux côté de Jean-Pierre Fabre de l'ANC à Lomé, le 25 août 2017 (image d'archives).
© Yanick FOLLY / AFP

Au Togo, l'Alliance nationale pour le changement (ANC), parti d’opposition, commence à se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle de 2020. L'ANC organise, depuis vendredi 18 octobre, à Lomé, son congrès ordinaire d'où doit sortir le nom du candidat qui représentera la formation pour ce scrutin. Jean-Pierre Fabre, leader du parti, n'exclut pas lui-même d'être candidat.

L'ANC a voulu en faire une réunion large. Elle a invité de nombreuses autres formations politiques à s'exprimer à la tribune. Chacun y est allé de son appel à l'union de l'opposition et à la nécessité de faire bloc.

Une salle archicomble

La grande salle du foyer du cinquantenaire de l’église évangélique est archicomble et les hourras s’enchainent quand le congrès s’ouvre. Prières, minutes de silence aux morts tombés pour la démocratie, l’hymne national et la série des messages de partis frères… Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, coordinatrice du « résidu » de la C14, prend la parole et situe l’enjeu.

« Vous convenez avec moi que c’est tout un défi que nous devons relever lorsque l’on sait que l’adversaire commun est toujours dans une logique dans laquelle il croit avoir tout en main et donc pouvoir tout faire sans que quiconque puisse l’en empêcher », déclare-t-elle.

Tous les partis, sans exception, passés à la tribune sont unanimes. Les forces démocratiques doivent œuvrer ensemble pour déminer le processus électoral.

Jean-Pierre Fabre interpelle le président et estime que son quatrième mandat menace la tranquillité des citoyens.

« Je dis stop »

« Je dis simplement que le chef de l’État dont le père a modifié la Constitution pour qu’il en profite, en est à son troisième mandat et qu’il compte briguer un quatrième mandat. Je lui dis stop parce que ça n’est pas normal », a-t-il tenu à souligner.

Jean-Pierre Fabre qui a écrit, à cet effet, au président Faure Gnassingbé, pourrait lui-même être désigné, ce samedi 19 octobre, à l’issue du congrès, candidat à l’élection présidentielle qui devrait se tenir au premier trimestre de 2020.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.