Madagascar: le HVM, parti de Rajaonarimampianina, fait son retour en politique

Hery Rajaonarimampianina le vendredi 7 septembre, jour de sa démission, au palais présidentiel d'Iavoloha.
© RIJASOLO / AFP

Resté cinq ans au pouvoir à Madagascar, HVM, le parti du président sortant Hery Rajaonarimampianina avait quasiment disparu après avoir été battu à plate couture dès le premier tour de la présidentielle en novembre dernier. Ce week-end, un communiqué publié sur sa page Facebook a annoncé son retour.

« Restructurer le parti maintenant que le ciel s’est éclairci ». Tels sont les mots du président du HVM [Hery Vaovao ho an’i Madagasikara, « Nouvelle puissance pour Madagascar »] Rivo Rakotovao, actuel président du Sénat, seule figure de l’ancien régime sorti indemne de la déroute à la présidentielle malgache. Il a fait cette annonce à la suite d’une rencontre avec Hery Rajaonarimampianina à la fin du mois de septembre en France.

Cette restructuration ne sera pas une mince affaire. De nombreux membres ont déserté le HVM, se ralliant au président Andry Rajoelina. Certains se présentant même sous ses couleurs. L’absence aux législatives et aux prochaines communales est « une politique voulue. Maintenant, c’est plus facile de se reconnaître entre nous et de se réorganiser », indique Rivo Rakotovao.

Premières difficultés de Rajoelina

Le parti compte s’opposer à la politique du régime actuel. « Nous serons dans l’opposition car nous avions présenté un candidat à la présidentielle et nous n’avions pas les mêmes projets, ni la même façon de gouverner mais l’objectif n’est pas de s’opposer systématiquement », poursuit ce fidèle de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina.

Après neuf mois de présidence, le chef de l’État, Andry Rajoelina, fait face à ses premières difficultés avec notamment la contestation d’un projet de construction d’une nouvelle ville en périphérie d’Antananarivo et la nomination de gouverneurs de région.

Mais là n’est pas le plus important pour le HVM qui indique avoir une vision sur le long terme : la prochaine élection présidentielle. « Nous n’aurons pas d’intérêts partisans dans l’immédiat. Notre perspective, c’est l’alternance démocratique », continue le président du Sénat. Une assemblée générale du parti est prévue le mois prochain.

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