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Tchad

Tchad: des députés appellent à un cessez-le-feu dans le nord du pays

La région du Tibesti, à l'extrême nord du Tchad, attire les orpailleurs (image d'illustration).
© Wikipedia

Au Tchad, un groupe de députés appelle au cessez-le-feu dans la province du Tibesti frontalière avec le sud libyen où des informations font état d’affrontements entre les forces gouvernementales et les comités d’autodéfense qui indiquent vouloir défendre leur territoire contre une exploitation injuste des gisements aurifères. Pour le groupe parlementaire les Démocrates, il faut écouter les populations du Tibesti. Et le Parlement est l’institution la mieux indiquée à cet effet.

Pour le groupe parlementaire d’opposition, les Démocrates, dirigé par le député Saleh Makki, un cessez-le-feu et un dialogue avec les populations du Tibesti s’imposent : « Ce n’est pas une rébellion, qu’ils disent au comité d’autodéfense. Donc, on peut facilement discuter avec eux. Depuis toujours, nous crions que la paix n’a pas de prix. Ce sont des Tchadiens. Nous sommes des Tchadiens et nous devons parler. »

Députés disponibles

Selon le parlementaire, des députés sont disponibles pour se rendre sur place afin d’échanger avec les populations. Il faut se parler pour apporter de la lumière sur la découverte supposée d’un gisement d’or autour duquel très peu d’informations sont disponibles. Le député Saleh Makki : « Nombreux sont nos compatriotes à être partis à la recherche de la fortune. Et l’or doit être exploité dans des conditions normales. On peut attribuer un permis à une société minière. Et ce permis-là, c’est comme le permis du pétrole, passe par l’Assemblée nationale. À ma connaissance, jusqu’à présent nous n’avons pas vu un permis d’exploitation qui est venu au niveau du Parlement. »

Méthode forte

Le gouvernement, qui n’a pas du tout communiqué sur les événements de cette semaine, semble vouloir privilégier la méthode forte. La présence militaire dans le Tibesti a été renforcée pendant que le ministre de la Défense et les principaux chefs militaires se trouvent à Faya-Largeau, principale ville du nord du Tchad, située à quelques centaines de kilomètres du théâtre des opérations.

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