Madagascar: prudence de la Banque mondiale sur l’avenir économique du pays

Récolte du riz à Ambatokely, commune rurale à une heure de la capitale, Antananarivo (illustration).
© RFI/Laetitia Bezain

À Madagascar, la Banque mondiale reste prudente sur la situation économique du pays. Si la croissance se maintient robuste, avec une prévision de 4,7% cette année, la Grande Île doit rester vigilante. C’est ce qu’indique un rapport de l’organisation publié vendredi 25 octobre.

Alors que le président de la République finalise son « Plan pour l’émergence de Madagascar » pour faire sortir le pays de la pauvreté, la Banque mondiale recommande davantage d’efforts, à moyen terme, dans de nombreux secteurs.

Si l’économie malgache a bénéficié d’une stabilité politique qui a pu attirer à nouveau les investisseurs ces six dernières années, avec deux élections présidentielles pacifiques, son économie reste fragile et peu inclusive, comme en témoigne son taux de pauvreté de 75 %, l’un des plus forts du continent africain.

L’agriculture est le secteur sur lequel miser, indique la Banque mondiale, puisqu’elle fait vivre 80 % des Malgaches mais est, pour l’heure, très peu productive, avec des techniques traditionnelles.

Autre recommandation primordiale, celle de mettre un terme au monopole de certains groupes dans des domaines clés comme les télécommunications, les banques ainsi que le commerce de la vanille et du litchi. Une plus grande ouverture à la concurrence permettrait de créer de nombreux emplois, mieux rémunérés. C’est ce que détaille le rapport.

Une pression fiscale extrêmement basse qui plombe les recettes de l’Etat constitue un autre grand frein à l’économie malgache.

« Les abattements et régimes fiscaux préférentiels réduisent de près d’un quart les recettes chaque année », souligne la Banque mondiale, ce qui constitue un manque à gagner considérable pour le pays dont la capacité de recouvrement des impôts est l’une des plus faibles au monde.

La Grande Île doit aussi faire face à des facteurs extérieurs comme le ralentissement économique chez ses principaux partenaires commerciaux et la hausse des prix du pétrole.

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