Mali: un militaire français tué par un engin explosif près de Ménaka

Le militaire a été tué par l'explosion d'un IED au passage de son véhicule blindé léger (photo d'illustration).
© PASCAL GUYOT / AFP

Un militaire français a été tué en opération ce samedi matin près de Ménaka, au Mali, lors du déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé. Le groupe Etat islamique a revendiqué l'attaque.

Le brigadier Ronan Pointeau faisait partie du 1er régiment de spahis de Valence engagé dans l'opération Barkhane. Ce samedi vers 11h, alors qu'il participait à l'escorte d'un convoi, son véhicule blindé léger a été touché par l'explosion d'un engin explosif dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali.

« L'explosion a provoqué le retournement du véhicule. Malgré les premiers soins prodigués sur place et l'évacuation par hélicoptère, le décès du brigadier Ronan Pointeau a malheureusement été constaté à l'antenne chirurgicale de Gao », détaille le colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l'état-major des armées. 

Le président français Emmanuel Macron a salué « le sacrifice » du militaire âgé de 24 ans, et exprimé « ses pensées vers ses camarades engagés dans les opérations au Sahel », « ainsi que vers leurs frères d'armes des armées sahéliennes, qui paient un lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme ».

Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués à Indelimane, près de Ménaka, au cours d'une « attaque terroriste » attribuée aux jihadistes. Cette attaque est l'une des plus grave subies par l'armée malienne. Selon l'état-major français des armées, il n'existe pas de lien « formel » entre cette attaque et celle dont a été victime le brigadier Pointeau. « La deuxième attaque a eu lieu à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Indelimane », précise le colonel Barbry.

« Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n'est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière », a écrit la ministre française des Armées dans un communiqué. Florence Parly a annoncé qu'elle se rendrait « très prochainement au Mali, afin de s'entretenir avec les autorités maliennes ».

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