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RDC

RDC: le retard dans les nominations des agents de l'État crée des troubles

RDC, Kinshasa, vue de la ville (illustration), janvier 2019.
© John Wessels/Bloomberg via Getty

Le retard dans les nominations des agents et mandataires de l’État commence à gêner son bon fonctionnement. C’est vrai pour les entreprises publiques, le secteur judiciaire, la diplomatie mais c'est aussi le cas au sein même de certains ministères. Exemple au ministère délégué en charge des affaires coutumières où des employés recrutés par l’ancien ministre accusent le nouveau titulaire de violer la loi et de détourner leur salaire.

Benjamin Sidiboy est le coordonnateur adjoint de la cellule d’appui technique du ministère en charge des affaires coutumières. Nommé par l’ancien ministre sur base d’un arrêté, il dit continuer à travailler mais ne peut plus percevoir son salaire, depuis deux mois.

« Une liste de tierces personnes a touché l’argent à notre place. Il n'y a eu ni arrêté nous remplaçant, ni même les mots du ministre nous demandant de ne pas travailler en attendant qu'il prenne son arrêté », souligne-t-il.

Joint par RFI, Michel Mvunzi Meya, ministre des affaires coutumières assure que l'ancienne équipe aurait dû automatiquement quitter le ministère à l’entrée en fonction du nouveau gouvernement.

« Faux », estime Valery Madianga, de l'Observatoire de la dépense publique. Pour ce dernier, la procédure enclenchée par le ministre est « illégale ».

« Le ministre qui arrive ne peut pas changer l'ossature de ces services publics. Il y a un problème de moralité parce qu'il y a la continuité de l'État. », explique-t-il.

Des agents de l'Etat qui ne sont pas formellement démis et qui sont remplacés par des agents qui ne sont pas formellement nommés... pour l’ONG congolaise, spécialisée dans le contrôle des finances publiques, les dépenses extra-budgétaires pour la constitution de cabinets pléthoriques sont un problème à régler.

« Cette situation ne date pas d'aujourd'hui. Un ministre peut passer deux, trois ou quatre mois à travailler avec un personnel qui n'est pas formellement nommé », a ajouté Valéry Madianga.

Il n’y a pas que la société civile qui demande une meilleure gestion des affaires de l’État. Des bailleurs de fonds comme le FMI et la Banque mondiale ont demandé que la chaîne des dépenses publiques soit respectée.

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