Le Premier ministre burkinabè reçoit l'ambassadeur du Canada et le PDG de Semafo

Des proches des victimes de l'attaque contre un convoi du personnel de la société canadienne Semafo de la mine de Boungou, devant une morgue à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 9 novembre 2019.
© REUTERS/Bado Vincent

Plusieurs jours après l’attaque terroriste qui a visé un convoi de la société minière Semafo, la société n’envisage pas la fermeture définitive de la mine. C’est ce qu’a annoncé son président directeur général après avoir rencontré le Premier ministre burkinabè à Ouagadougou.

« J’ai reçu une délégation de SEMAFO conduite par #Carol #Mcqueen l’ambassadeur du Canada au Burkina Faso. Le DG de SEMAFO INC #Benoît Desormeaux est venu témoigner sa compassion envers le peuple Burkinabè suite à l’attaque de #Boungou. Merci pour cette démarche », a écrit le premier ministre burkinabé su son compte Twitter.

Après l’attaque du convoi qui a coûté la vie à 39 personnes et fait une soixantaine de blessés parmi les travailleurs de la mine de Semafo à Boungou, les opérations de production sont à l’arrêt sur le site. Il n’est pour le moment pas question de fermer définitivement la mine, selon Benoit Desormeaux, le président directeur général de Semafo Inc.

« C’est un très gros accident qui a des répercussions importantes. Il faut réévaluer l'environnement dans lequel on opère, et s’assurer qu’on va le refaire de façon sécuritaire. Les opérations aujourd’hui sont arrêtées, et on va reprendre les opérations lorsqu’on sera en mesure d’assurer que ce sera fait de façon sécuritaire. Mais on ne parle pas de partir du Burkina Faso. »

La priorité pour la société, selon son président directeur général, c’est la sécurité des employés, surtout ceux qui sont encore sur le site. Et les opérations d’évacuation sont toujours en cours, rassure Benoit Desormeaux. « Notre seule priorité pour l’instant, c’est nos employés, les familles, les employés qui sont encore sur le site. Donc on en a encore pour quelques jours pour évacuer les gens qui doivent sortir du site. »

L’heure n’est pas encore à la réflexion avec les autorités burkinabè sur le nouveau dispositif sécuritaire qui sera mis en place, selon les responsables de la mine.

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