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Madagascar

Madagascar: l’État va importer directement des produits de première nécessité

Vendeur de produits de première nécessité au marché d'Analakely, dans le centre de la capitale Antananarivo, le 11 novembre 2019.
© Laetitia Bezain/RFI

A Madagascar, après le carburant, l’État prévoit d’importer directement d’autres produits de première nécessité tels que le riz, l’huile ou encore la farine. Cette initiative est vue d’un bon œil par les consommateurs mais suscite des interrogations chez certains observateurs économiques.

L’objectif de cette initiative est celui de mettre un terme à la fluctuation des prix et à la spéculation de certains importateurs, indiquent les autorités.

L’approbation de la création de cette société lors du dernier Conseil des ministres a suscité de nombreuses réactions.

« Si l’État devient un acteur principal sur les activités économiques, est-ce que cela va vraiment entraîner un bénéfice pour la population ? », se demande Rado Ratobisaona, président du Cercle de réflexion des économistes de Madagascar.

« Nous savons que nos résultats ne sont pas bons, en matière de perception de la corruption et de gouvernance », argumente-t-il.

D’autres acteurs économiques s’inquiètent du « contrôle » que souhaite prendre l’État dans ce secteur et du statut de cette entreprise.

« La State Procurement of Madagascar est une société anonyme à capital public », indique la ministre du Commerce et de l’Industrie Lantosoa Rakotomalala. Contactée par RFI, elle veut rassurer.

« Nous n’allons pas tuer le secteur privé. Nous allons d’ailleurs nous appuyer sur le circuit de distribution local et optimiser l’approvisionnement en amont. L’objectif est de comprimer les coûts pour être compétitifs. Tout cela, pour le bien de la population », précise la ministre.

Cette société prévoit d’importer des denrées de base, avant la fin de l’année.

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