Côte d’Ivoire: lancement des travaux d’ouverture de l'embouchure du fleuve Comoé

Des habitants de Grand Bassam marche dans une rue inondée après de fortes pluies, en Côte d'Ivoire, le 11 octobre 2019.
© ISSOUF SANOGO / AFP

Les travaux d’ouverture de l’embouchure du Comoé, un fleuve qui se jette actuellement dans la lagune d’Ebrié, ont enfin démarré ce lundi. Ce projet, vieux de plusieurs années, avait été maintes fois repoussé. À terme, cette ouverture devra permettre d’assainir la commune de Grand-Bassam, régulièrement inondée, et empêcher la prolifération de plantes invasives.

C’est une cérémonie en fanfare qui s’est déroulée ce lundi à Grand-Bassam. Devant un parterre d’officiels, dont le vice-président ivoirien et le Premier ministre, Jean-Louis Moulot, le maire de la ville, s’est félicité du début de ces travaux

« L’ouverture de l’embouchure a été annoncée depuis de nombreuses années, a-t-il déclaré. Hélas, les circonstances des différentes époques n’ont pas permis leur matérialisation. Au point de susciter des railleries chez nos populations lorsque ce sujet était évoqué. Et ce 11 novembre 2019, notre longue attente trouve une issue heureuse. »

À l’origine, le fleuve Comoé se jetait directement dans l’océan. Mais au fil des ans, des sédiments se sont accumulés et ont bouché cet accès. Désormais, le fleuve se déverse dans la lagune Ebrié et crée des inondations lors des crues. Ces dernières semaines, plusieurs milliers de personnes, comme Anne, ont été touchées. « Le frigo, on a été obligés de le débrancher et le mettre en l’air, témoigne-t-elle. Dans tout Bassam, c’était inondé. »

Pour Daniel Kablan Duncan, le vice-président ivoirien et député de Grand-Bassam, l’ouverture va permettre d’apporter des avantages économiques à cette ville classée à l’Unesco. « Les gens vont pouvoir tirer des avantages en plus pour la pêche. Et le tourisme aussi est une demande très forte. L’objectif de la Côte d’Ivoire est de passer de 2 millions à 8 millions de touristes d’ici 2030. »

Avec un budget de 21 milliards de francs CFA, ces travaux, qui sont prévus sur 22 mois, doivent en plus de limiter les inondations, empêcher la prolifération de plantes invasives qui se jettent aujourd’hui dans la lagune.

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