Les avions de la South African Airways cloués au sol en raison d’une grève

La compagnie aérienne South African Airways a annulé plus de 300 vols vendredi 15 novembre en raison d'une grève du personnel navigant et technique.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

De nombreux salariés de la compagnie aérienne sud-africaine South African Airways sont en grève. Deux cents vols sont annulés ce vendredi 15 novembre. Les grévistes demandent des augmentations de salaire et ils dénoncent le plan de suppressions de postes annoncé cette semaine par le groupe très endetté. 

La direction de la compagnie publique a annulé dès la veille la plupart de ses vols intérieurs et internationaux prévus pour ce vendredi 15 novembre et samedi 16 novembre. Elle a proposé aux clients concernés de reporter leurs déplacements ou alors de s'enregistrer sur les vols assurés par ses filiales. Elle a voulu anticiper avant le début d’une grève très suivie. Selon les syndicats, 60% du personnel participent à ce mouvement.

Des discussions, un temps suspendues, devraient reprendre demain entre direction et syndicats. En plus des revendications salariales, cette grève s’insurge contre une restructuration de la compagnie, qui se traduira par plusieurs suppressions d’emplois. La South African Airways prévoit en effet de renvoyer 18% de ses effectifs, c'est à dire presque un employé sur cinq.

Zéro profit depuis huit ans

La compagnie est en grande difficulté financière depuis plusieurs années, comme d'autres entreprises publiques sud-africaines. Avec Escom, le groupe national qui gère le secteur de l’électricité, la South African Airways est l’autre grande entreprise qui survit grâce aux subventions de l’État. Elle n’a réalisé aucun profit depuis huit ans.

En février dernier, le gouvernement a volé à son secours pour la énième fois, en proposant de rembourser aux créanciers de la compagnie une dette de 620 millions de dollars. Les difficultés de la compagnie aérienne, qui ne datent pas d’hier, résultent de la mauvaise gestion et de la corruption, surtout sous le règne de l'ex-chef d’État Jacob Zuma, mais également d’un manque de stratégie face à la concurrence internationale avec d’autres transporteurs dans le ciel africain.

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