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Algérie

En Algérie, l’adoption de la loi hydrocarbures cristallise les tensions

Alger, le 8 novembre 2019. Une foule compacte a encore crié sa colère, pour le 38e vendredi consécutif.
© REUTERS/Ramzi Boudina

Les manifestants se rassemblent de nouveau cet après-midi en Algérie pour le 39e vendredi de mobilisation. Et dans la ligne de mire des manifestants, il y a notamment la loi sur les hydrocarbures, critiquée depuis des semaines, et adoptée ce jeudi à l'Assemblée nationale.

Le texte a effectivement recueilli la majorité des votes des députés, ce jeudi, dans une Assemblée nationale dominée par des partis ayant soutenu l'ancien président, Abdelaziz Bouteflika. Pas plus de précisions, en revanche, sur le nombre de voix recueillies.

Faire revenir les investisseurs étrangers

Selon les autorités, l'Algérie a besoin de ce nouveau texte, qui assouplit les règles fiscales et juridiques du secteur, pour faire revenir des investisseurs étrangers qui se sont détournés depuis plusieurs années. D'autant plus, que les recettes des hydrocarbures représentent plus de la moitié du budget du pays et la quasi-totalité de ses exportations.

Mais les contestataires, eux, reprochent aux autorités de vouloir brader la richesse de leur pays aux multinationales. Leur rejet du texte est aussi la conséquence de la défiance envers le régime actuel, chargé, en principe, de gérer les affaires courantes. C'est la raison pour laquelle on a pu entendre de nombreux slogans hostiles à ce projet de loi être scandés par les manifestants, ces dernières semaines.

Le PDG limogé

C'est dans ce contexte que le PDG de l'entreprise nationale des hydrocarbures a été limogé. Rachid Hachichi occupait la tête de la Sonatrach depuis le mois d'avril dernier. Il avait remplacé Abdelmoumen Ould Kaddour, un proche d'Abdelaziz Bouteflika, quelques jours après la démission de l'ancien chef de l'État.

Il ne sera donc resté en place que sept mois. Pour lui succéder, les autorités ont choisi Kamel Eddine Chikhi, géologue de formation, et ancien directeur des partenariats du groupe, détenu à 100% par l'État algérien. Aucune information n'a été donnée pour expliquer les raisons de ce changement.

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