Republier
Algérie

Algérie: très forte mobilisation pour le 40e vendredi de contestation

Manifestation à Alger, le 22 novembre 2019.
© REUTERS/Ramzi Boudina

Comme ils le font depuis dix mois, les Algériens ont manifesté ce vendredi 22 novembre pour réclamer le départ du régime. La mobilisation était très forte.

Les rues d'Alger étaient noires de monde pour ce nouveau vendredi de mobilisation. Des dizaines de milliers de personnes ont scandé des slogans hostiles aux généraux qualifiés de « corrompus ». Ils ont réitéré leurs revendications : le départ des détenteurs du pouvoir en place et l'annulation de l'élection prévue dans trois semaines.

« Gaïd Salah, dégage. Cette année il n'y aura pas de vote », ou encore « les généraux à la poubelle », criaient les pancartes brandies par la foule. « Nous voulons un État civil », martelait-elle en choeur, à Alger et dans de nombreuses autres villes comme Oran, Constantine, Bejaia, Tizi Ouzou ou Mostaganem. Les manifestants réclament un renouvellement politique. « Cette génération ne fera jamais marche arrière », préviennent-ils.

Le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah, homme fort du pays depuis le départ du président Bouteflika, met en garde : cette fois, l'élection « ne sera pas annulée » comme cela avait été le cas à deux reprises en avril et en juillet derniers. Selon des sources de la société civile, au moins 60 personnes ont été arrêtées ce vendredi à Alger.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.