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Guinée-Bissau

Élections en Guinée-Bissau: Sissoco Embalo engrange le soutien de Nuno Nabiam

Umaro Sissoco Embalo et Nuno Nabiam ont scellé leur alliance en vue du second tour, mardi 4 décembre 2019 à Dakar.
© Charlotte Idrac/RFI

Les grandes manœuvres en vue du second tour de la présidentielle en Guinée Bissau, prévu le 29 décembre... Umaro Sissoco Embalo, arrivé 2ème au premier tour, a reçu le soutien du candidat en 3ème position, Nuno Nabiam. Les deux hommes ont officialisé leur accord à Dakar hier (mardi) après midi. Umaro Sissoco Embalo, qui a obtenu 27% des voix, sera opposé à Domingos Simoes Pereira du parti historique PAIGC, largement en tête du premier tour avec 40%. Tous deux espéraient le soutien de Nuno Nabiam, qui avait recueilli 13% des suffrages. Ce rapprochement rendu public au Sénégal interroge.

Sourires et poignées de main. Dans un appartement de Dakar, Umaro Sissoco Embalo et Nuno Nabiam signent tour à tour la déclaration formalisant leur alliance. Le candidat arrivé en troisième position des élections préfère s’exprimer en anglais.

« J’annonce publiquement mon soutien inconditionnel à Umaro Sissoco Embalo. » Nuno Nabiam avait reçu aussi une demande de soutien du PAIGC, majoritaire au Parlement. Mais il a fait son choix : « Nous voulons un candidat qui puisse rassembler. On ne peut pas avoir un parti qui gouverne tout. Nous avons besoin d’un partage du pouvoir, pour que nous puissions tous participer à la construction du pays. »

Les électeurs du parti APU de Nuno Nabiam suivront-ils leur leader ? Pour Umaro Sissoco Embalo en tout cas, c’est un soutien de poids. « Les élections, c'est statistique. Avec le soutien des numéros 3, 4 et 5, on a gagné les élections. »

Pourquoi cette annonce à Dakar, et non pas à Bissau ? « C’était le point de rendez-vous le plus pratique pour tout le monde », explique Umaro Sissoco Embalo, tout juste de retour d’Espagne. Et à ceux qui s’interrogent sur la position du Sénégal dans l’élection, il répond : « le président Macky est neutre. »

Il y a quelques mois, le PAIGC avait ouvertement accusé le président sénégalais, Macky Sall, d’interférer dans les affaires bissau-guinéennes.

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