Mali: des manifestants veulent le départ des militaires étrangers du pays

Manifestation contre la présence de troupes étrangères (dont les Français de la force Barkhane) sur le sol malien, le 10 janvier à Bamako.
© ANNIE RISEMBERG / AFP

Ce vendredi 10 janvier à Bamako, s'est tenue une manifestation qui a demandé le départ des troupes militaires étrangères du territoire malien. À l'appel d'associations et de partis politiques notamment, les manifestants se sont regroupés devant le monument de l'Indépendance de Bamako. De nombreux drapeaux maliens étaient visibles. Des responsables de la société civile et de la classe politique malienne étaient également présents.

Des leaders - notamment religieux - ayant demandé à leurs partisans de ne pas prendre part à la manifestation, il y a eu moins de personnes que prévu ce 10 janvier à Bamako. Mais les personnes présentes étaient plutôt décidées. Comme cette « amazone » : « Que la France puisse retirer son armée de nos terres. C’est pourquoi le peuple malien est là, c’est pourquoi "l’amazone" que je suis est là. »

Nombreux drapeaux maliens

Devant la place de l’Indépendance de Bamako, on note, dans la foule, de très nombreux drapeaux maliens. D’autres montrent avec fierté des calicots et des banderoles sur lesquels le message est clair : les troupes militaires étrangères doivent partir.

Des élus maliens sont également présents. On reconnaît par exemple un député du Rassemblement pour le Mali (RPM, le parti au pouvoir) ou Oumar Mariko du parti Solidarité africaine pour la démocratie et l'indépendance (Sadi). Il se réclame de l’opposition et il élève le ton pour se faire entendre : « Aux complexés qui pensent qu’après la France, c’est le déluge, alors qu’ils rejoignent la France. »

Pas d'incidents

Dans le public, la situation de la ville malienne de Kidal, sous contrôle de l’ex-rébellion, est évoquée. Cette Malienne annonce une prochaine marche vers cette localité : « Prochainement, nous devons marcher sur Kidal, dans les jours à venir. S’il n’y a pas d’amélioration, il n’y aura pas de changement. Nous allons marcher sur Kidal, même si tout le monde, tout le Mali mourra, nous allons marcher sur Kidal. »

La manifestation s’est déroulée sans incident, avec un service de maintien de l’ordre impeccable.

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