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Togo

[Revivez] Election présidentielle au Togo

Une urne scellée du bureau de vote du lycèe de Bè-Plage, à Lomé, ce samedi 25 avril.
© RFI/OR

Les bureaux de vote ont fermé vers 16H00 (heure locale). Les 3,5 millions d'électeurs togolais étaient appelés aux urnes ce samedi pour départager les cinq candidats en lice pour la présidence, au terme d’une campagne qui s’est déroulée dans le calme, malgré des polémiques autour de l’organisation du scrutin. 

avec notre envoyé spécial à Lomé, Olivier Rogez, et notre correspondant

■ Les points clés du scrutin :

• Les candidats. Cinq candidats sont en lice : Faure Gnassingbé, président sortant ; Jean-Pierre Fabre, (coalition CAP 2015) ; Gerry Taama (NET, Nouvel engagement togolais) ; Mohamed Tchassona Traoré (MCD, Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement) ; Aimé Gogué, (Addi, Alliance des démocrates pour le développement intégral).

• Un seul tour. L’élection présidentielle se déroule en un seul tour, ce qui implique qu’il suffit d’une majorité relative pour remporter le scrutin. Un mode de scrutin qui favorise a priori le président sortant.

• Participation. Le taux de participation sera l’un des enjeux de ce scrutin. Si la campagne s'est déroulée dans le calme, plusieurs leaders de l’opposition avaient appelé au boycott de l’élection.

• Polémiques. Un débat est né autour du système Succes, le logiciel de compilation et de transmission des résultats est remis en cause par une partie de l’opposition. Les fichiers électoraux ont également été contestés.

→ A consulter : Communiqué conjoint de la réunion de concertation entre Missions d’Observation et d’Information Electorales Internationales et acteurs politiques en République Togolaise, cliquez ici.


16h00 (TU). 

Un membre de la CENI a débuté le dépouillement des voix au bureau de vote du lycée Bè-Plage, à Lomé, le 25 avril 2015. © RFI/OR

Les bureaux de vote ont fermé. Dans les bureaux, qui avaient ouvert aux alentours de 07H00, le comptage des votants a pu commencer.  Suite au dépouillement,  les 8 994 bureaux de vote du pays doivent transmettre leurs procès-verbaux à la commission électorale, en charge de la compilation des résultats finaux. La commission dispose de six jours pour les publier.  Mais selon Faure Gnassingbé, qui s'est adressé à la presse samedi matin après avoir voté à Lomé, les premières estimations devraient être rendues « dès cette nuit ».

13h10 (TU). La volonté de la commission életorale de fluidifier les files d'attentes dans les bureaux de vote, en limitant à 500 le nombre d'électeurs inscrits dans chaque bureau de la capitale, a aussi causé quelques perturbations à Lomé. Plusieurs électeurs peinaient ce matin à trouver le bureau dans lequel ils devaient voter. Un problème encore renforcé par des dysfonctionnements observés dans le système d'information par SMS grâce auquel les électeurs peuvent connaître leur bureau de vote. 

13h00 (TU). Plusieurs militants de la mouvance présidentielle ont évoqué des « menaces physiques » dont ils auraient été l'objet. Des affirmations qui n'ont pour l'instant pas été vérifiées.

12h45 (TU). A Aného, une ville frontalière du Bénin située à environ 45 km à l'est de Lomé qui avait été le théâtre de violences lors des élections de 2005, l'élection s'est déroulée dans le calme, a constaté un journaliste de RFI.

Dans l'un des bureaux de vote de la localité, où 824 électeurs sont inscrits, seulement la moitié se sont présentés pendant la première partie de la journée. Les électeurs sont arrivés au compte-goutte, ce qui ne laisse pas augurer d'un fort taux de participation, les électeurs togolais ayant plutôt l'habitude de se déplacer le matin plutôt que l'après-midi.

11h20 (TU). Les craintes exprimées par l'opposition concernant le logiciel Succes, qui doit compiler et transmettre les résultats de ce scrutin, ont été au centre d'une longue discussion qui a duré jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi. Une partie de l'opposition craint en effet un « coup de force électronique » et de se voir mise devant le fait accompli de résultats annoncés à la hâte. Un comité d'observateurs a été mis en place pour tenter de désamorcer cette polémique.

11h10 (TU). A la mi-journée, le scrutin semble se dérouler sans incident notable dans la capitale togolaise.
Dans les bureaux de vote dans lesquels se sont rendus les journalistes de RFI présents sur place, il n'y avait cependant pas d'affluence importante, ce qui semblerait indiquer que le scrutin ne déclenche pas de véritable engouement populaire. La participation est l'un des enjeux de cette journée, notamment pour l'opposition, puisque le scrutin ne se fera qu'en un seul tour.

Les files d'attente devant le bureau de vote du lycée de Bè-Plage, à Lomé, ce samedi 25 avril à l'ouverture des bureaux. © RFI / O.R.

10h10 (TU). L'opposant Jean-Pierre Fabre, candidat de la coalition CAP 2015, a voté dans la matinée. Interrogé par RFI, il s’est dit « très confiant » et a jugé que la polémique sur le système Succes « n’existe plus, puisque le système a été enterré ». « Il y a un accord. Il y a une phrase qui dit que seuls les procès verbaux issus des bureaux de vote font foi pour l’élaboration du résultat », a-t-il déclaré, appelant les Togolais à « aller massivement voter ».

9h10 (TU). Faure Gnassingbé, président sortant et candidat à sa succession pour un troisième mandat, a voté ce samedi matin à 8h15 (TU) dans le bureau installé à l'école publique Général Eyadéma, à Lomé. Il a confirmé que la commission électorale avait six jours pour délivrer les résultats du scrutin, mais estimé que « quelques tendances » devraient être rendues publiques « dès cette nuit ».

On est habitués à cet exercice. Tout le monde va être patient. Et je crois que cette nuit, on devrait pouvoir faire appel à la Céni pour qu’elle nous donne quelques tendances.

Faure Gnassingbé
25-04-2015 - Par Peter Dogbe
Président sortant du Togo, candidat à la réélection

7h40 (TU). Les bureaux de vote ont officiellement ouvert. Le scrutin démarre. Les électeurs se voient remettre un bulletin de vote portant les noms et les photos des cinq candidats à cette élection présidentielle.

7h05 (TU). Au bureau de vote du lycée de Bè-Plage, à Lomé, plusieurs électeurs n'ont pas trouvé leur nom sur les listes. Des dysfonctionnements qui provoquent un certain agacement devant ce bureau de vote. 

6h30 (TU). Le scrutin n’a pas encore officiellement démarré, mais au bureau de vote de Bè-Plage, tout est prêt. Les opérations de vote doivent démarrer à 7h30 (TU), mais des électeurs sont déjà là, dans ce lycée où avait été filmé, il y a dix ans, un soldat emmenant une urne… Mais ce samedi, l’atmosphère est calme. Preuve que le Togo a retrouvé une certaine sérénité. Depuis les premières heures de la matinée, tout est en place : urnes, listes et isoloirs.

Il y a déjà beaucoup de monde qui attend de pouvoir voter, dans ce quartier de Lomé qui est un fief de l’opposition. Parmi les électeurs venu tôt ce matin, beaucoup de jeunes. L’un d’entre eux, qui vote aujourdhui pour la seconde fois de sa vie, est venue parce qu’il a été poussé par sa mère qui l’a enjoint de « bâtir l’avenir » de son pays.

Devant le bureau de vote du lycèe de Bè-Plage, ce samedi 25 avril 2015, quelques minutes avant l'ouverture du scrutin. © Photo : RFI / O.R.

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