Forum de Dakar: «Combattre le terrorisme au Sahel est un devoir et un impératif»

Des soldats maliens, membres de la force conjointe G5 Sahel, en patrouille en novembre 2017 près de la frontière avec le Burkina Faso.
© Daphné BENOIT / AFP

La capitale sénégalaise accueille pour deux jours le sixième Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Le thème cette année : les défis du multilatéralisme.

Les discours d’ouverture viennent de se terminer avec des interventions, notamment du président mauritanien, le général Ghazouani, invité de ce rendez-vous, à qui le président Macky Sall a rendu un hommage appuyé : « Mon cher frère, vous êtes ici chez vous. »

Mohamed Ould Ghazouani, président mauritanien
18-11-2019 - Par Charlotte Idrac

Dans son discours, le chef de l’État sénégalais s’est aussi interrogé sur l’efficacité de la réponse face au terrorisme : « Combattre le terrorisme au Sahel est à la fois un devoir de solidarité et un impératif de sécurité collective. Nous sommes tous menacés. Avec plus de 14 000 membres de la Minusma, un peu plus de 5 000 du G5 Sahel, plus Barkhane, plus l’armée malienne. Ça ne fait pas moins de 30 000 hommes qui sont sur un théâtre qui est pris en otage par une bande d’individus. C’est un problème. Pourquoi ne nous sommes-nous capables de régler cette affaire ? »

Nouveau partenariat pour le Sahel

Le thème de la première plénière de ce lundi est justement de repenser la sécurité collective. Le président Macky Sall a cité différents moyens engagés pour faire face aux menaces terroristes dans la région, mais l’idée lancée lors du dernier G5 à Biarritz, c’est d’élargir le dispositif avec un outil baptisé « P3S », Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel. Les modalités précises ne sont pas encore très claires, elles sont encore en cours d’élaboration.

Un rendez-vous informel

En tout cas, l’objectif affiché, c’est une coopération au sens large, comme l’a rappelé Édouard Philippe, le Premier ministre français : « Tous les partenaires ont vocation à s’y associer. Les États du Sahel bien sûr, mais aussi les États côtiers, de la Côte d’Ivoire au Bénin. Même si ces États ne sont pas confrontés de manière directe à l’extension de la menace terroriste, ils détiennent une partie de la solution pour la combattre. »

Ces questions seront développées au cours de plénières et d’ateliers jusqu’à demain. Mais il n’y aura pas de décisions annoncées à l’issue de ce forum. C’est bien un rendez-vous informel pour échanger, discuter, réfléchir, par exemple sur le rôle des populations et de la société civile dans la sécurité, sur la prévention de l’extrémisme violent ou encore sur la sécurité numérique.

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