Au moins 18 morts après un attentat-suicide contre le bureau de l'ONU à Abuja

Abuja, le 26 août 2011. Une victime de l'attentat contre les bureaux de l'ONU, en train d'être évacuée.
© © Reuters/Afolabi Sodtunde

Un attentat-suicide contre le bureau de la représentation des Nations unies à Abuja, au Nigeria, a eu lieu ce vendredi 26 août vers 11h00, heure locale, faisant au moins 18 morts et une quarantaine de blessés. Selon la police, le kamikaze, qui a lancé sa voiture contre l'entrée de l'immeuble, serait mort dans l'explosion.

La bombe a explosé vers 11h00 (heure locale) dans le quartier diplomatique de la capitale nigériane, non loin de l'ambassade des États-Unis.

À l’heure actuelle, la police nigériane, l’armée, la Croix-Rouge et les pompiers sont sur place. Ils évacuent le personnel, pris au piège dans les étages.

Il n’y aurait plus de fumée qui s’échappe de l’immeuble, mais les dégâts sont importants. Un journaliste du service haoussa de RFI à Abuja a pu se rendre dans l’enceinte du bâtiment a précisé que tout le rez-de-chaussée avait été détruit ainsi que le premier étage.

Des témoins ont vu de la fumée s'échapper des bâtiments peu après l'explosion. Selon la police nigériane, il y aurait 18 morts. Une quarantaine de blessés ont été évacués vers les hôpitaux. Un mur à l'intérieur de l'enceinte se serait effondré sur des employés. D'après la police, il s'agit d'un attentat-suicide. Le kamikaze aurait lancé sa voiture contre l'entrée de l'immeuble, et il serait mort dans l'explosion.

L'immeuble de l'ONU d'Abuja regroupe l’ensemble des agences qui opèrent au Nigeria. Environ 400 personnes y travaillent.  En principe, les visiteurs sont étroitement contrôlés à l'entrée de la zone administrative.

La secte islamiste Boko Haram, qui se réclame des talibans afghans, serait responsable de toute une série d'attentats à la bombe meurtriers et d'attaques armées dans le nord-est du pays. Après un attentat-suicide en juin dernier, le gouvernement nigérian avait amorcé un dialogue avec leurs représentants.

Toutes les fenêtres, jusqu'au 4ème étage, se sont brisées. Et puis les plafonds ont commencé à tomber sur nous, alors on s'est mis à chercher la sortie. L'ascenseur ne marchait plus, alors on a essayé de retrouver les sorties incendie, en se tenant par la main. En arrivant en bas, le rez de chaussée était détruit. On a vu des cadavres, qu'on a dû contourner pour sortir...
Témoignage de Kori Habib qui se trouvait au 4ème étage du bâtiment
10-10-2013 - Par Daniel Finnan

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