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Durban : marche pour la journée mondiale d'action contre les changements climatiques
Ce 3 décembre 2011 est une journée internationale d'action contre les changements climatiques. Elle coïncide cette année avec les débats qui se tiennent actuellement sous l'égide des Nations unies, à Durban, en Afrique du Sud. Des milliers de manifestants se sont rassemblés aujourd'hui pour une marche dans les rues de la ville. Ils demandent qu’un accord soit trouvé entre les États pour sauver la planète.
Sur les banderoles, on peut lire notamment « Arrêtez de tuer la planète ». Le cortège est composé majoritairement de Sud-Africains venus des quatre coins du pays. Il y a des organisations syndicales, de défense de l’environnement.
« Je suis arrivée ce matin par un train de nuit de Johannesburg avec près de 500 personnes », raconte une marcheuse. La plupart des manifestants de Durban sont impliqués dans des projets de protection de la nature dans les bidonvilles de Soweto et d'Alexandra, à la périphérie de Johannesburg.
Toutes ces personnes ont peur pour les générations futures et ils appellent les dirigeants mondiaux à sauver la planète. Certains d’entre eux sont malades et ils pensent qu’ils sont malades à cause de la pollution causée par les mines ou les grandes usines. Parmi les manifestants sont représentées aussi les grandes organisations internationales comme Greenpeace, Fonds mondial de la nature (WWF), les Amis de la terre. Des mouvements de défense de l'environnement, toujours motivés parce qu’il est urgent de faire avancer les négociations sur le climat. Ils sonnent aussi des cloches tout au long du parcours de la manifestation comme un compte à rebours pour sauver la planète.
Même si tout le monde est arrivé assez pessimiste à cette conférence de l'ONU, un accord est indispensable pour que même en tant de crise, la lutte contre le réchauffement climatique se poursuive. « Sinon, ce sont les générations futures et l’Afrique qui vont en payer le prix fort ».
Ce qui risque de se passer à l'issue de la conférence de Durban, c’est que le protocole de Kyoto devienne une sorte de coquille vide, un accord qui ne soit pas légalement contraignant. Et à ce moment-là, on courrait à la catastrophe.
Le directeur international de Greenpeace, Kumi Naidoor souhaite que les pays de l’Union européenne et les BASIC (Brésil, Afrique du Sud, Inde et Chine), les grands émergents, fassent bloc et se mettent d’accord sur une seconde période d’engagement du protocole de Kyoto.
Mardi 6 décembre, une douzaine de chefs d'État et près de 130 ministres sont attendus à Durban.
Ce samedi 3 décembre, un texte très provisoire et très large, était présenté par la conférence, qui va, selon la responsable de l'ONU sur le climat, Christiana Figueres, « donner aux pays un peu de travail à la maison pour le week-end ».
La conférence de l'ONU sur le climat, qui a débuté ce 28 novembre, se poursuit jusqu'au 9 décembre.
Objectifs de la conférence de Durban |
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