Niger : 60 ans d'histoire de la justice nigérienne disparaissent dans un incendie à Niamey

Niamey, 3 janvier 2012. Le bureau de la Direction des affaires judiciaires et des sceaux du ministère de la Justice, après l'incendie.
© © AFP/ Boureima Hama

Le bâtiment du ministère nigérien de la Justice a été ravagé par un incendie dans la nuit du lundi au mardi. L’incendie a été maîtrisé mais les dégâts sont importants : une partie de la mémoire de la Justice nigérienne a disparu en fumée. L'origine du sinistre demeure inconnue. Une enquête a été aussitôt ouverte.

« Le rez-de-chaussée et le premier étage ont pris feu avec soixante ans d’histoire de la justice nigérienne, avec tous nos rapports et tous nos dossiers », se désole le ministre de la Justice, Morou Amadou, qui n'a pas voulu se prononcer sur l'origine du sinistre, accidentelle ou non. Plusieurs dossiers importants de la lutte contre la corruption récemment arrivés dans ce ministère ont brûlé.

« Si cet incendie est lié aux actions que nous menons pour l'assainissement  [judiciaire, NDLR], je pense que c'est peine perdue », a déclaré le ministre.

Le feu s'est déclaré aux environs de 4h00 (heure locale) ce mardi matin. Il aurait pris à l'arrière du bureau de la Direction des affaires judiciaires et des sceaux.L’intervention des sapeurs-pompiers et des agents de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) a permis de circonscrire le feu après plus de quatre heures de lutte.

Le bâtiment du ministère de la Justice, situé dans la zone des ministères du centre-ville de la capitale, est un bâtiment qui date de la colonisation française.  Les archives du ministère et de nombreux dossiers de justice y étaient stockés.

Le gouvernement du président Mahamadou Issoufou, au pouvoir depuis 2011, a affiché sa détermination à lutter contre la corruption, notamment parmi les magistrats. Il a aussi demandé fin décembre la levée de l'immunité de 8 députés pour leur implication présumée dans des affaires de corruption ou de détournements de fonds publics.

En août 2011, le ministère de la Justice a mis en service un numéro vert pour permettre aux citoyens de dénoncer des cas de corruption

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