Coup d'Etat au Mali: le récit du coup d'Etat minute par minute - France - RFI

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Coup d'Etat au Mali: le récit du coup d'Etat minute par minute

media Les mutins, regroupés au sein d'un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDR), présidé par le capitaine Amadou Sanogo, ont pris la parole ce jeudi 22 mars au matin. Images de la télévision malienne.

Un couvre-feu a été décrété mais la situation reste tendue dans la capitale Bamako où des tirs continuent d'être échangés. Il était presque cinq heures du matin ce jeudi 22 mars à Bamako quand les soldats insurgés ont prononcé une courte allocution à la télévision nationale malienne. Leur porte-parole, le lieutenant Amadou Konaré, parlant au nom d'un Comité national pour le redressement de la démocratie, a déclaré que les institutions étaient suspendues. Le coup d'Etat aurait fait au moins un mort et environ 40 blessés, selon des sources concordantes.


Je pense qu'effectivement il y a eu un certain laxisme qui ouvrait la porte à tous les abus. Mais aussi à toutes les trahisons.C'est peut-être un trait de son caractère (NDLR : d'Amadou Toumani Touré) que d'être à la fois ouvert, à la fois tolérant, laxiste, pensant bien faire, peut-être animé par une dimension humaniste et en même temps des discours de fermeté pas assortis de pratique.
André Bourgeot, spécialiste du Mali au CNRS 10/10/2013 - par Nicolas Champeaux écouter



14h29 T.U :
Washington condamne le coup d'Etat militaire au Mali et exige le « retour immédiat de l'ordre constitutionnel » dans le pays. « Les Etats-Unis sont solidaires des Maliens et du gouvernement légitimement élu du président Amadou Toumani Touré », a précisé le porte-parole de la Maison Blanche.

14h08 T.U : Les rebelles touaregs du nord du Mali annoncent qu'ils vont exploiter la confusion née de la situation de coup d'Etat à Bamako pour enregistrer de nouveaux gains territoriaux. Moussa Ag Acharatoumane, porte-parole basé à Paris du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) explique qu'ils s'apprêtent à prendre de nouvelles villes du Nord malien.



Le ministre kenyan des Affaires étrangères, Moses Wetangula, bloqué à Bamako communique via sa page Facebook sur les évènements en cours dans la capitale malienne.


Photo prise ce matin, à l'aube devant l'Office de la radio-télévision malienne

Les militaires mutins investissent l'Office de la radio-télévision malienne à Bamako ce jeudi 22 mars. Reuters/Malin Palm

Le point de notre correspondant à Bamako à 13h TU

Le couvre-feu décrété par les mutins, n’est pas totalement respecté dans la capitale malienne. Mais en revanche, l’administration est restée fermée aujourd’hui. Il n’y a quasiment pas de banques ouvertes. On ne peut pas parler de retour total au calme à Bamako. On entend toujours même si c’est de manière sporadique, des coups de feu, et on assiste à des scènes de pillage. Nous avons vu, par exemple à l’est de Bamako, des hommes habillés en tenue militaire, vider systématiquement des boutiques de petits commerçants. Un peu plus au sud de la capitale, nous avons vu des militaires, cette fois-ci, prendre de force des véhicules appartenant à des civils. Et d’ailleurs la colère des populations monte un peu contre ces chefs militaires « braqueurs ».

Dernière nouvelle, le président de la République qu’on disait retranché dans une ambassade, est en fait dans un camp militaire, avec ses troupes fidèles.

Ce qui est frappant c’est que les militaires qu’on a vus à la télévision étaient en fait une vingtaine, voire une trentaine. Très, très peu étaient gradés. Parmi eux, il y avait seulement deux officiers. Tout les autres étaient des hommes du rang, des hommes du camp de Kati, d’où la mutinerie est partie hier, et parmi eux il y a donc trois officiers. Le capitaine qu’on a vu se présenter comme étant le président de la junte, est un professeur d’anglais au camp militaire de Kati. La plupart sont des hommes du rang, clairsemés d’officiers de l’armée malienne.

Le message que nous leurs adressons (NDLR : aux mutins), c'est le rétablissement de l'ordre constitutionnel, l'absence de violence, la libération de toutes les personnes détenues et le respect de l'intégrité physique de toutes ces personnes, en particulier celle du président Amadou Toumani Touré.
Romain Nadal, porte-parole adjoint du ministère français des Affaires étrangères 10/10/2013 - par Cyril Bensimon écouter


12h50 T.U: 
La colère n'a cessé d'enfler - récemment - au sein de l'armée contre le manque de moyens mis à sa disposition pour lutter contre les rebelles touaregs du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad). Le bureau politique du MNLA ne s'est pas encore positionné mais sur le terrain on se félicite du renversement d'Amadou Toumani Touré. « Ca nous enchante », dit cet officier du mouvement, dans le nord du Mali.

Nous ne savons pas dans quelles dispositions ils (NDLR:les mutins) sont aujourd'hui. Nous, nous avons nos revendications. Nous sommes fermes là dessus...Mais quand même tout ce qui fait tomber le pouvoir d'ATT, ça nous enchante.
Un officier du MNLA, Mouvement national pour la libération de l'Azawad 10/10/2013 - par Marie-Pierre Olphand écouter

12h45 T.U:
« Nous n'acceptons plus les coups d'Etat »,  déclare sur RFI Jean Ping, président de la Commission de l'Union africaine.
« La situation était déjà fort complexe et nous savons que la population, tout comme ces jeunes militaires, étaient frustrés par ce qui s'est passé et ce qui se passe dans le Nord. Maintenant, nous étions en train de chercher des solutions. Nous sommes prêts à entrer en contact avec eux, de manière à ramener le Mali dans l'ordre constitutionnel. Nous sommes prêts à nous y rendre. Mais il faut encore qu'on sache à qui on a affaire. Pour le moment, on ne sait pas. Ils ont annoncé qu'ils vont nous annoncer la composition de leur nouvelle autorité. Nous sommes en train de voir toutes ces questions-là. »

12h42 T.U : Incertitude sur le sort d'Amadou Toumani Touré (par la rédaction Afrique de RFI)

Ce que l'on sait, c'est que le président ATT n'est plus dans son palais de Koulouba. Il a été exfiltré dans la soirée, avant que le palais ne tombe aux mains des putschistes. Le palais était d'ailleurs en flammes hier soir. Ce jeudi matin, toutes les informations circulent quant au sort du président ATT. On a dit un moment qu'il avait été arrêté et était aux mains des putchistes. On a dit ensuite qu'il serait réfugié dans une ambassade étrangère. Alain Juppé, le chef de la diplomatie française, a précisé qu'il ne s'agit pas de l'ambassade de France, sans en dire davantage. Certaines sources évoquent l'ambassade des Etats-unis. Ce qui n'est pas confirmé. Selon d'autres informations, le président malien pourrait se trouver dans un bâtiment non loin de l'aéroport. On parle d'une caserne. il serait protégé par ses bérets rouges de la garde présidentielle. Cela pourrait expliquer qu'on entende encore des tirs à Bamako. Dans tous les cas, Paris vient d'appeler au respect de l'intégrité physique du chef de l'Etat. Ce qui peut laisser penser que l'incertitude demeure quant à la sécurité du président ATT.

12h02 T.U : Le président Touré se trouverait dans un camp militaire loyaliste à Bamako, selon son entourage.

11h59 T.U : La France appelle « au respect de l'intégrité physique » du président Touré.

11h50 T.U : La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, annonce son intention de suspendre « toutes ses coopérations régaliennes » avec le Mali.

11h10 T.U : « Nous annonçons la fermeture de toutes les frontières, terrestres et aériennes, avec les pays voisins », déclare le lieutenant Amadou Konaré, porte-parole du CNRDR (Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat) qui dit avoir pris le pouvoir.

10h39 T.U : L'aéroport de Bamako est fermé ce jeudi 22 mars et les vols sont annulés au départ et en direction de la capitale malienne. Des tirs continuent dans différents quartiers de la capitale. 

10h03 T.U :
Le président malien Amadou Toumani Touré, irait bien et serait « en lieu sûr », selon un militaire loyaliste qui ne précise pas si le chef de l'Etat est toujours, ou non, dans la capitale.

09h40 T.U: Alger se dit préoccupé par la situation au Mali et condamne jeudi le
coup d'Etat militaire dans ce pays avec qui Alger coopère contre les violences au Sahel.

09h02 T.U : L'Union européenne, via un communiqué du porte-parole du chef de la diplomatie européenne, condamne le coup d'Etat militaire au Mali et réclame le retour « dès que possible » du pouvoir constitutionnel.

Le point de notre correspondant à 9h T.U:

Edition spéciale coup d'Etat au Mali 10/10/2013 écouter



Si au palais présidentiel situé au cœur de Bamako, la situation est calme, le président n’est plus au palais. En revanche dans la ville, on entend toujours des coups de feu sporadiques, mais de plus en plus réguliers.

Ce sont des coups de feu tirés en l’air, d’après les témoignages, mais c’est plutôt anormal quand on sait qu’un couvre-feu a été décrété par les nouvelles autorités maliennes.

Il y a eu, dans la nuit du mercredi à jeudi, quelques actes de vandalisme, par exemple au domicile de Soumaïla Cissé, un important homme politique malien. Il y a eu également des interpellations d’hommes politiques, de chefs d’institutions. Ils sont quasiment tous détenus aujourd’hui à Kati, à 15 kilomètres de Bamako, là où la mutinerie a commencé.
On ne sait pas où se trouve le chef de l'Etat. Dans l’entourage du président de la République, il se dit que Amadou Toumani Touré serait en lieu sûr, mais dans la capitale malienne.

Ce qui frappe, chez ces militaires, d’abord ce sont des hommes de rang. Dans la vingtaine, même trentaine de militaires qu’on a vus sur les images de l’écran de la télévision malienne, il y a un caporal, des sergents et à peine deux, trois officiers. Ce sont des hommes de rang. Et ce qui se dégage nettement, c’est que ce sont des hommes de rang qui sont dans le camp de Kati d’où la mutinerie est partie.

A leur tête, le capitaine Amadou Salobo, qui s’est présenté comme le président de l’organe créé. Le porte-parole, le lieutenant Konaré, a justifié à la télévision le coup d’Etat par « l’incapacité du régime du président Amadou Toumani Touré à gérer la crise au Nord », en référence à la rébellion touarègue et au groupes islamistes qui combattent l’armée malienne. Konaré a estimé que l’armée manquait de moyens adéquats pour défendre la patrie.

Ensuite, Amadou Salobo a repris la parole, pour annoncer un couvre-feu à compter de ce jeudi, sans préciser sa durée. Il a invité les militaires à ne pas perturber la quiétude des citoyens. Il faut dire que certains citoyens maliens sont actuellement très inquiets.


8h15 T.U : La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) condamne le coup d'Etat de militaires au Mali contre le régime du président Amadou Toumani Touré.

21 mars, 7h24 T.U : La France souhaite des élections « le plus vite possible au Mali », déclare le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Ce dernier a précisé ignorer le sort du président Amadou Toumani Touré.

Nous demandons le rétablissement de l'ordre constitutionnel et des élections. Elles étaient programmées pour le mois d'avril. Il faut qu'elles aient lieu le plus vite possible.
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères 10/10/2013 - par Europe 1 écouter

05h21 T.U : Un couvre-feu est décrété par les mutins. La situation reste tendue dans la capitale Bamako où des tirs continuent d'être échangés.

04h43 T.U : Les militaires, auteurs du coup d’Etat prennent la parole à la télévision nationale. Ils annoncent la dissolution des institutions mais sans confiscation du pouvoir. Cette prise de pouvoir se justifie selon eux par l'incapacité du régime « à combattre le terrorisme dans le nord du Mali ».

Jeudi 22 mars 04h02 T.U : Les militaires mutins disent contrôler la présidence. Plusieurs personnalités du régime du président Amadou Toumani Touré ont été arrêtées, dont le ministre des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga.


Mercredi 21 mars 21h45 T.U : Les Etats-Unis pressent le Mali de mettre fin aux violences.

21h05 T.U : Des tirs continuent non loin du palais présidentiel.

15h55 T.U : Des militaires tirent des coups de feu à Bamako et investissent l'Office de la radio-télévision malienne (ORTM). Les mutins se plaignent de la gestion de la crise dans le nord du Mali, région en proie à une rébellion touarègue et aux activités de groupes islamistes radicaux.

Soldats maliens dans une rue de Bamako, le 21 mars 2012. AFP PHOTO / HABIBOU KOUYATE

14h11 T.U : Des soldats maliens bouclent les abords du palais présidentiel malien à Bamako, alors que des coups de feu retentissent dans une caserne située à l'extérieur de la capitale.

13h30 T.U : Des militaires maliens en colère manifestent en tirant en l’air dans un camp militaire de Kati, près de Bamako. Ils réclament un armement adapté pour combattre les rebelles touaregs dans le nord du pays.

Mercredi 21 mars 12h30 T.U : La Cédéao, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, appelle les rebelles à déposer les armes et affirme soutenir les autorités de Bamako.

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