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Afrique

François Bozizé République centrafricaine Tchad

RCA: la diplomatie en marche pour tenter de résoudre la crise

media Le président de la République centrafricaine François Bozizé. AFP PHOTO/JOHN THYS

Les ministrès des Affaires étrangères de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), réunis à Libreville, ont annoncé ce vendredi 28 décembre 2012 l'envoi de nouveaux soldats en Centrafrique pour s'interposer entre les rebelles et les forces loyalistes. La CEEAC, dont une mission diplomatique est présente à Bangui, a également annoncé que les deux parties étaient prêtes au dialogue. Les affrontements qui ont lieu le matin même à Bambari entre la Seleka et les FACA ne remettront pas en cause sa mise en oeuvre. Revivez la journée du 28 décembre avec la rédaction de RFI.

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01h05 : A l'issue de leur réunion à Libreville, les ministres des Affaires étrangères de la CEEAC ont annoncé le renforcement de la Micopax, la mission militaire de la CEEAC en Centrafrique, sans donner la date de départ des nouveaux soldats.

Ce contingent supplémentaire aura pour mission de s’interposer entre les rebelles et les forces loyalistes, a précisé Emmanuel Issoze Ngondet, ministre gabonais des Affaires étrangères : « nous avons un objectif qui est d’amener la Micopax à s’interposer pour permettre que Bangui, et toutes les villes qui ne sont pas prises aujourd’hui, ne puissent être visées par les rebelles. »

Le gouvernement est ouvert à toute solution politique. Il s'est toujours tenu aux décisions de la CEEAC.
Josué Binoua, ministre tchadien de l’Administration du territoire 11/10/2013 - par Marie-Pierre Olphand écouter

Moussa Faki Mahamat, le ministre tchadien des Affaires étrangères, qui a présidé cette rencontre, a lui précisé que la priorité était l'ouverture des négociations entre les belligérants : « tous les efforts sont faits pour qu’il y ait effectivement cessation des hostilités et pour que les négociations prévues à Libreville puissent se tenir incessamment. Nous avons aux alentours de 560 hommes déjà sur le terrain. Nous avons approuvé la demande élaborée par le secrétariat général de la CEEAC pour renforcer cet effectif et lui permettre d’accomplir sa mission. »

20h07 : Les protagonistes de la crise en RCA sont prêts au dialogue. C'est ce qu'a annoncé ce vendredi soir la délégation de la CEEAC envoyée à Bangui.

« Tout le monde accepte sans conditions d'aller au dialogue », a déclaré le général congolais Guy-Pierre Garcia, secrétaire général adjoint de la CEEAC. Il a précisé avoir rencontré tous les acteurs de la crise : les rebelles, l'opposition démocratique, le gouvernement et les politico-militaires. Guy-Pierre Garcia a ajouté que la Seleka et les forces gouvernementales s'engagent à cesser les hostilités sur le terrain, en précisant que sa délégation travaille sur ce point sensible.

Le général Garcia a par ailleurs insisté sur le fait que les affrontements à Bambari ne remettent pas en cause la tenue d'un dialogue. Il n'a en revanche rien dit sur les délais de mise en oeuvre. La CEEAC se veut prudente. Il n'y a pas de date avancée sur la rencontre entre les différents acteurs de la crise. « Le dialogue se fera sans délai », a simplement assuré le général Guy-Pierre Garcia.

Il a cependant ajouté que ce seront les Nations unies qui assureront le rassemblement de la Seleka pour se rendre à Libreville.

18h10 : Les ministres des Affaires étrangères de neuf des dix pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont entamé en milieu d’après-midi une réunion sur la crise en Centrafrique.

Un communiqué final sanctionnera cette réunion à huis clos présidée par le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, et en présence de son homologue centrafricain, Antoine Gambi.

Lors d'une conférence de presse en fin de matinée ce vendredi, le porte-parole de la présidence de la République gabonaise, Alain Claude Bilie Bi Nze, a indiqué que la rencontre de Libreville a pour but de définir l’agenda du prochain sommet des chefs d’Etat de la CEEAC sur la crise centrafricaine. M. Bi Nze n’a pas précisé la date de ce futur sommet, alors que les rebelles de la Seleka poursuivent leur fulgurante progression vers Bangui, la capitale centrafricaine.

13h13 : A Bangui où se trouve l’envoyée spéciale de RFI, la situation est calme en apparence. Le grand marché central de la ville et les commerces fonctionnent, bien que très timidement. Les gens ont plutôt tendance à rester chez eux. Peu de voitures circulent en ville. On note la présence de patrouilles de l’armée et de la police dans le centre-ville. Calme aussi, le long du fleuve, où se trouve notamment l’ambassade de France.

Les Banguissois, quant à eux, se disent inquiets. Beaucoup craignent une entrée des membres de la Seleka dans la capitale. Beaucoup de gens expliquent avoir fait des réserves, des provisions, et se disent notamment alarmés par le départ d’une partie des expatriés de Bangui. En effet, plusieurs importantes ONG ont déjà rapatrié une partie de leur personnel, tandis que l’ambassade américaine a fermé et a rapatrié également son personnel.

12h30 : Depuis le début de la semaine, des manifestations hostiles à la rébellion ont lieu. La manifestation des femmes de ce matin était très politique.

Entre 200 et 300 Centrafricaines ont défilé « pour la paix » et « contre la Seleka », comme l’indiquaient leurs pancartes. Elles étaient encadrées par les forces de l’ordre. Plusieurs officiels du régime, dont le Premier ministre Faustin Toudera, sont venus soutenir le mouvement.

Dans leurs déclarations, celles qui se font appeler « les femmes de Centrafrique pour la réconciliation et la paix » ont condamné la reprise des attaques par la Seleka.

Nous ne voulons plus les rebelles en Centrafrique. (...) Nous voulons la paix en Centrafrique…
Une manifestante à Bangui 11/10/2013 - par RFI écouter

 

11h45 : Alors que les négociateurs de la CEEAC sont à pied d'œuvre pour tenter d'organiser des pourparlers entre le pouvoir et la rébellion de la Seleka, cette dernière affirme que ses positions ont été attaquées vendredi matin aux portes de la ville de Bambari au nord-est de Bangui.

Selon Eric Massi, porte-parole de la Seleka, une colonne d'une dizaine de véhicules des FACA, les forces armées centrafricaines, a attaqué les positions de la Seleka avant d'être chassée par les rebelles qui se dirigent depuis vers la localité de Sibut. Le gouvernement, par la voix du ministre de l'Administration territoriale, le pasteur José Binoua, a catégoriquement démenti que les FACA aient fait mouvement vers Bambari.

Il accuse les rebelles de chercher des prétextes pour justifier leur avancée. Pour l'heure, aucun des deux camps ne remet en cause la tenue des pourparlers qui font actuellement l'objet de tractations à Bangui.

Sur le marché central de Bangui, les marchands sont de sortie, mais sans conviction.
A Bangui, les activités économiques tournent au ralenti 11/10/2013 - par Sarah Sakho écouter

La Seleka en bref

La Seleka, (« alliance », en sango) est une coalition qui regroupe des factions rebelles dissidents de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes du salut du Kodro (CPRK). Ces rebelles entendent, par leurs actions, obtenir du gouvernement le respect d’accords de paix signés depuis plus de cinq ans, qui prévoyaient notamment un programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion et sont restés lettre morte depuis. Ils demandent également la tenue d’un dialogue franc avec les autorités. Ils ont repris les armes le 10 décembre dernier et se sont emparés rapidement de plusieurs villes du pays, dont la grande localité de Bambari. Depuis que leur avancée fait craindre au gouvernement la prise de Bangui, les rebelles font face à des militaires tchadiens, déployés en renfort de l’armée centrafricaine.

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