Algérie: les preneurs d'otages réclament «la fin de l'agression française» au Mali - Afrique - RFI

 

  1. 21:00 TU Journal
  2. 21:10 TU Si loin si proche
  3. 21:30 TU Journal
  4. 21:33 TU Si loin si proche
  5. 22:00 TU Journal
  6. 22:10 TU Archives d'Afrique
  7. 22:30 TU Journal
  8. 22:40 TU Archives d'Afrique
  9. 23:00 TU Journal
  10. 23:10 TU Atelier des médias
  11. 23:30 TU Journal
  12. 23:33 TU Atelier des médias
  13. 21:00 TU Journal
  14. 21:10 TU Mondial sports
  15. 21:30 TU Journal
  16. 21:33 TU Mondial sports
  17. 22:00 TU Journal
  18. 22:10 TU Le débat africain
  19. 22:30 TU Journal
  20. 22:40 TU Le débat africain
  21. 23:00 TU Journal
  22. 23:10 TU Internationales
  23. 23:30 TU Journal
  1. 21:00 TU Journal
  2. 21:10 TU Orient hebdo
  3. 21:30 TU Journal
  4. 21:33 TU Le club RFI
  5. 22:00 TU Journal
  6. 22:10 TU Archives d'Afrique
  7. 22:30 TU Journal
  8. 22:40 TU Archives d'Afrique
  9. 23:00 TU Journal
  10. 23:10 TU EN SOL MAJEUR 1S
  11. 23:30 TU Journal
fermer

Afrique

al-Qaïda Algérie AQMI France Mali Terrorisme

Algérie: les preneurs d'otages réclament «la fin de l'agression française» au Mali

media

Les jihadistes qui ont mené, ce mercredi matin 16 janvier, une opération contre des installations du groupe BP dans la région d’In Amenas dans le sud-est de l'Algérie, se réclament d’un groupe lié à al-Qaïda et disent venir du nord du Mali. L’opération serait toujours en cours. La brigade de l'islamiste Mokhtar Belmokhtar revendique la capture de 41 Occidentaux. Cette opération aurait fait deux morts et six blessés. La Grande-Bretagne a confirmé, jeudi, la mort d'un de ses ressortissants. Selon nos informations, non confirmées officiellement, un Français se trouve parmi les otages.

C'est une opération d'envergure qui apparaît comme étant le fruit d'un travail préalable et donc de préparation.
Anne Giudicelli Responsable du cabinet Terrorisc, spécialiste du monde arabe et musulman 11/10/2013 - par Jean-Baptiste Letondeur écouter

Les ravisseurs réclament « l'arrêt de l'agression » au Mali, selon un communiqué de la brigade d'Aqmi qui a revendiqué l'attaque. Par l'intermédiaire de l'agence mauritanienne Nouakchott Information, les islamistes se livrent à un chantage. La brigade demande à la France de cesser immédiatement son intervention militaire au Mali, et s'engage en contrepartie à ne pas s'en prendre aux 41 otages occidentaux qu'elle affirme détenir.

Ce nombre d'otages n'est pas encore confirmé de source indépendante. Le Premier ministre norvégien a néanmoins confirmé que treize de ses ressortissants avaient été capturés. Washington, Dublin et Tokyo ont également confirmé la présence de ressortissants nationaux parmi les otages. 150 employés algériens de CIS Catering, une société qui assure des prestations de nettoyage et de restauration, ont reçu l'interdiction de quitter le site gazier, selon la direction de la société.

Au moins un Français retenu

Le géant pétrolier BP a indiqué dans un communiqué, mercredi après-midi, qu'un incident sécuritaire était toujours en cours à In Amenas et que des hommes en armes occupaient son site.

Dans son deuxième communiqué, la brigade d'Aqmi affirme qu'elle détient donc sept ressortissants américains. Elle ajoute qu'elle a capturé des Français. Selon nos informations, au moins un otage français se trouverait effectivement aux mains des ravisseurs. Officiellement, le président François Hollande a déclaré ne pas avoir de certitudes sur d'éventuels nationaux retenus en otage. Il affirme être en liaison permanente avec les autorités algériennes qui « font leur devoir ».

Tout cela n'est pas sans lien avec l'action que nous menons au Mali.
François Hollande Président de la République française 11/10/2013 - par Véronique Rigolet écouter

Alger a affirmé qu'un Algérien et un Britannique avaient été tués dans cette attaque, qui a débuté à l'aube. Concernant le Britannique, l'information a été confirmée jeudi par le ministre des Affaires étrangères, William Hague, qui a dénoncé « un meutre de sang-froid ». Il n'a pas été en mesure de préciser le nombre d'otages retenus.

Représailles

On le dit implacable avec l'ennemi, on le dit meneur d'hommes et combattant aguerri
Qui est Mokhtar Belmokhtar? 11/10/2013 - par Serge Daniel écouter

On ignore pour l'heure si les otages sont retenus ou non sur un même lieu. La situation est confuse et évolutive. D'après le ministère de l'Intérieur algérien, l'attaque s'est déroulée en deux temps. La brigade d'Aqmi emmenée par Mokhtar Belmokhtar, l'un des chefs historiques d'al-Qaïda au Maghreb islamique, aurait d'abord pris pour cible un bus transportant des employés de BP vers l'aéroport. L'attaque ayant été repoussée par la gendarmerie qui escortait le bus, les preneurs d'otages se sont ensuite dirigés, deux kilomètres plus loin, vers la base de vie du site du gisement gazier d'In Amenas. In Amenas est située dans l'extrême sud-est algérien (à plus de 1 500 kilomètres de la frontière malienne).

Les ravisseurs affirment néanmoins venir du nord du Mali et agir en représailles après « l'ingérence de l'Algérie » qui a ouvert son espace aérien aux avions militaires français « qui bombardent le nord du Mali ». S'exprimant à la télévision nationale, le ministre de l'Intérieur algérien Dahou Ould Kablia a, lui, affirmé que les ravisseurs, une vingtaine d'hommes, ne venaient ni du Mali ni de Libye.

Désormais, les ravisseurs réclameraient la libération de 100 terroristes détenus en Algérie pour relâcher leurs otages. Mais les autorités algériennes indiquaient mardi soir qu'elles ne négocieraient pas avec les « terroristes ».

Un otage qui dit être de nationalité française donne quelques détails troublants sur l'attaque qui s'est déroulée mercredi 16 janvier. A commencer par la précision de l'heure, 5h40, où un groupe puissamment armé est arrivé à bord de plusieurs véhicules.

Cet otage indique être détenu avec des Anglais, des Japonais, des Philippins et des Malaisiens.

Autre précision de l'otage français, et non des moindres, les ravisseurs seraient lourdement armés. Ils auraient piégé le site et contraint certains otages à enfiler une ceinture d'explosifs.

Selon lui aussi, les otages seraient répartis sur deux sites distincts : cinq seraient gardés sur la zone d'exploitation et les 36 autres retenus dans la zone d'hébergement voisine.

Sur le même sujet

Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.