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Article publié le : mercredi 16 janvier 2013 à 12:27 - Dernière modification le : jeudi 17 janvier 2013 à 12:35

Mali: retour sur les événements de la journée du 16 janvier

Un militaire malien encadre un convoi de militaires français quittant Bamako, Mali, le 15 janvier 2013.
Un militaire malien encadre un convoi de militaires français quittant Bamako, Mali, le 15 janvier 2013.
AFP/ISSOUF SANOGO

Par RFI

L’engagement militaire français au Mali est passé dans une nouvelle phase avec le début des opérations terrestres mardi. Ce mercredi 16 janvier 2013, les soldats français et maliens ont continué leur progression vers le nord du pays pour y chasser les groupes rebelles islamistes. Dans le même temps, des renforts arrivent à Bamako avec le déploiement de troupes en provenance de Côte d’Ivoire et l'annonce de l'arrivée prochaine de soldats tchadiens.

Les horaires sont donnés en temps universel (TU)

22h11 : Les chefs d’état-major de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – réunis depuis hier à Bamako – ont convenu, pour un début, de mobiliser 2 000 hommes. Dès demain, jeudi, l’armée nigériane enverra son premier contingent. « Les troupes des autres pays suivront rapidement » a déclaré à l’AFP le commandant Abdoulaye Diakité. « Toutes les phases pour aller libérer le nord du Mali ont été arrêtées, mais c’est évident qu’on ne peut en dire plus », a-t-il ajouté.
La Cédéao doit former une force d’intervention – la Misma – qui sera dirigée par un général nigérian, Shehu Abdulkadir.

21h00 : Selon le compte Twitter de la présidence du Mali, le lieutenant Damien Boiteux a été élevé au grade d'Officier national de l'Ordre national du Mali à titre étranger par le président Dioncounda Traoré.

20h52 : Les Etats-Unis considèrent que les opérations militaires en cours, au Mali, ne constituent pas « une guerre française » mais elles exigent « un effort international » qui devra être confirmé par l'ONU, a déclaré ce soir à Rome, le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Leon Panetta, cité par l'agence Ansa.

20h10 : Le ministre tchadien des Affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat - joint par RFI - déclare que le Tchad va envoyer un total de 2 000 hommes constituant un régiment d’infanterie et deux bataillons d’appui. Une partie de ces soldats tchadiens est déjà en route pour le Mali.

Moussa Faki Mahamat

Ministre tchadien des Affaires étrangères

Nous comptons envoyer un régiment d'infanterie et deux bataillons d'appui, ce qui fait aux alentours de 2 000 hommes.

 

16/01/2013 par Boniface Vignon

19h32 : Les chefs d’état-major d’Afrique de l’Ouest poursuivent leur réunion à Bamako. Parallèlement, le président tchadien, Idriss Déby – dont le pays ne fait pas partie de la Cédéao - a décidé d'envoyer, au Mali, un contingent de soldats « pour soutenir les efforts de la communauté internationale », sans préciser le nombre des militaires qui devraient arriver à Bamako dans les toutes prochaines heures.

18h40 : A ce sixième jour de l’intervention militaire française, les soldats français sont désormais engagés pour la première fois au sol depuis ce matin. Des combats au corps à corps opposeraient les forces spéciales françaises aux combattants islamistes, à Diabaly, à 400 km de Bamako. Les troupes français sont, quant à elles, parties de Bamako et remontent vers le nord pour y pourchasser les islamistes.

Notre correspondant au Mali, Serge Daniel, fait le point, sur RFI, sur ces combats : « Un nouveau front s’ouvre dans le centre du Mali, non loin de la localité de Konna – là où, la semaine dernière, les troupes françaises ont stoppé l’avancement des jihadistes. Ce mercredi, les combats se déroulent au nord de Konna, entre combattants d’Aqmi, du Mujao, d’Ansar Dine et de Boko Haram réunis dans le même camp contre les troupes régulières maliennes appuyées par l’armée française. « Dans ces opérations militaires, nous avons le soutien des armées françaises », a confié à RFI un responsable militaire local. Mais ce responsable n’a pas souhaité en dire davantage sur la nature de l’aide, notamment s’il s’agit de raids aériens ou d'une participation militaire au sol.
Sur un autre front, celui de la localité de Diabaly, les militaires maliens, aidés par l’armée française, sont désormais à la lisière de cette petite commune, mais les jihadistes, d’après nos informations, contrôleraient toujours plusieurs quartiers de la localité.
Au sud de Diabaly, c’est l’armée française qui sécurise un important axe routier avec des blindés.
Sur le terrain, ce que l’on peut dire, c’est que plus de 75 % des forces jihadistes dans le nord sont détruites – notamment dans la région de Gao – mais à l’ouest, les combattants d’Aqmi, du Mujao et d’Ansar Dine sont toujours debouts
».

18h00 : L’intervention militaire de la France au Mali ayant été décidée dans l’urgence, sans consultation du Parlement, le gouvernement français a organisé, ce mercredi, un débat dans les deux assemblées afin de permettre aux représentants de la nation d'exprimer leurs points de vue. Si le soutien au gouvernement est toujours d'actualité, des questions commencent à être posées.

Reportage : La classe politique française et l’intervention militaire de la France

Nous sommes là par nécessité mais c'est aux Africains de prendre le relais.

 

16/01/2013 par Valérie Gas

17h40 : Le président français, François Hollande, a déclaré, lors de ses vœux aux parlementaires, qu’il y aurait un vote au Parlement si l’opération militaire de la France au Mali « devait se prolonger au-delà de quatre mois », conformément à l’article 35 de la Constitution.

17h15 : La France est toujours le seul pays européen militairement engagé au Mali.
Mais la France « n'est pas seule » assure le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, qui s'exprimait devant les députés français.

Jean-Marc Ayrault

Premier ministre français.

La France n'est pas seule.

 

16/01/2013 par Pierre Firtion

 16h58 : Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI) annonce ouvrir une enquête sur les crimes de guerre présumés commis, depuis un an, sur le territoire du Mali. Fatou Bensouda avait été saisie, il y a six mois, par les autorités de Bamako et son bureau. Depuis, elle mène un examen préliminaire de la situation au Mali et aujourd’hui, elle estime avoir suffisamment d’informations pour ouvrir une enquête formelle. Dans un communiqué, elle souligne les souffrances que subissent les habitants du nord du Mali, depuis un an.

Fatou Bensouda

Procureur de la Cour pénale internationale.

Je suis parvenue à la conclusion que certains de ces actes de brutalité et de destruction pourraient constituer des crimes de guerre au regard du Statut de Rome.

 

16/01/2013 par Sarah Tisseyre

16h50 : La Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) affirme avoir découvert que les jihadistes du Mujao qui occupaient Tombouctou ces derniers mois, y ont perpétré des crimes sexuels. Florent Geel, responsable Afrique de la FIDH, joint par RFI.

Florent Geel

Responsable Afrique de la FIDH

On vient d'apprendre que des femmes avaient été victimes de crimes sexuels par des groupes armés jihadistes, en particulier, le Mujao.

 

16/01/2013 par Sarah Tisseyre

16h24 : La brigade d'Aqmi qui a revendiqué l'attaque menée sur un site gazier, dans l’est de l’Algérie, affirme que son opération est une réponse à l'ingérence de l'Algérie qui a ouvert son espace aérien à la France depuis le début de l'intervention militaire française au Mali vendredi dernier.

16h00 : La députée malienne Haïdara Cissé affirme à l’AFP que des islamistes sont toujours présents dans les villes de Gao et de Tombouctou. « Elles ne sont pas libérées », a-t-elle ajouté.

14h47 : Contrairement à ce qui se passe en Mauritanie, le Niger n’enregistre pas d’afflux de réfugiés venus du Mali. Le Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) indique que la situation est calme avec l’arrivée de 460 réfugiés dans ses quatre grands sites de l’ouest nigérien depuis le début de l’opération française.

14h34 : Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a salué devant l’Assemblée nationale française « l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné » depuis le début de l’intervention française au Mali.

14h25 : Plusieurs ONG de défense des droits de l’homme expriment leur inquiétude de voir se perpétrer des représailles de l’armée malienne humiliée par ses défaites. Ces mêmes organisations avaient dénoncé les exactions islamistes dans le nord du Mali. Par ailleurs, Human Rights Watch évoque la présence d’enfants-soldats recrutés par les rebelles qui auraient été blessés ou tués lors des récents affrontements.

13h10 : Lors d’une conférence de presse commune avec le président ivoirien Alassane Ouattara, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que « le terrorisme au Mali était une menace pour l’Europe ». Pour sa part, le chef de l’Etat ivoirien a demandé le soutien de tous les Européens.

12h35 : Notre correspondant à Bamako Serge Daniel évoque sur l’antenne de RFI des combats vers la zone de Diabaly. « A la lisière de Diabaly, les forces spéciales françaises sont au sol, où se déroulent actuellement des combats. Les militaires maliens sont également sur le terrain. Par ailleurs, il faut savoir qu’il y a aussi des militaires français et des blindés dans les localités de Niono et de Markala, situées plus au sud. Mais eux, ils ne sont pas allés à Diabaly. Ils restent en position arrière, pour contrôler ces axes importants et monter au front si c’est nécessaire ».

12h29 : L’Italie se dit prête à fournir un soutien logistique.

12h26 : Changement de discours du côté de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui jusqu’ici demandait un cessez-le-feu au Mali et qui désormais annonce soutenir l’intervention armée.

11h40 : L’ancien président français Valery Giscard d’Estaing met en garde contre une action « néocolonialiste » de la France au Mali suite à l’intervention terrestre.

11h38 : L'Agence France-Presse a reçu un appel de personnes se présentant comme membres d'Aqmi, venues du nord du Mali, qui revendiquent la prise d'otages de ce matin en Algérie. L'ambassade de France en Algérie procède à des vérifications.

11h30 : Le président français, François Hollande lors de ses vœux à la presse, revient sur l’intervention militaire au Mali et réaffirme que la France n’y a pas d’intérêts, « elle est simplement au service de la paix ».

11h20 : L’Allemagne annonce mettre à la disposition de la Cédéao deux avions de transport.

10h30 : Fin d’un Conseil de défense à Paris qui a notamment réuni le Premier ministre et les ministres de la Défense et des Affaires étrangères. C’est le quatrième de ce type depuis le début de l’intervention française au Mali.

10h15 : Invité sur la radio française RTL, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian réaffirme les objectifs de la mission française au Mali : « le but c’est que le Mali retrouve sa souveraineté, son intégrité sur l’ensemble du territoire » ajoutant concernant les rebelles islamistes que « les combattants soient extirpés ».

Reportage avec les militaires français
 
16/01/2013
par David Baché
 
 

10h00 : Le correspondant de RFI au Mali, David Baché constate qu’un détachement de l’armée française est actuellement déployé pour sécuriser un pont sur le fleuve Niger. Il s’agit d’empêcher les islamistes d’accéder au sud par un point stratégique situé à Markala près de Ségou.

07h00 : Les troupes françaises sont actuellement en train de remonter vers le Nord, selon le ministère français de la Défense. Plusieurs centaines de militaires maliens et français ont été vus quittant la localité de Niono, selon des témoins, pour se rendre à Diabaly toujours aux mains de rebelles.

Ce mercredi, les hélicoptères Tigre, arrivés tout récemment sur le théâtre d’opération, devraient être en mesure de mener leurs premières missions de combat au Mali en appuyant les troupes au sol. Au sixième jour de l’opération Serval, 1 700 militaires français sont engagés dont 800 sur le sol malien.

Mardi, un premier convoi était parti de Bamako en fin d’après-midi en direction du front ouest. Sur le front est, les troupes maliennes et français ont rencontré une résistance inattendue à Konna qui était encore tenue par les combattants islamistes, contrairement aux informations données ces derniers jours.

tags: al-Qaïda - Dioncounda Traoré - France - François Hollande - Mali - Terrorisme
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(25) Réactions

Pour ma part, en tant que

Pour ma part, en tant que occidental, j'ai la naïveté sincère de croire que si la CEDEAO n'est pas intervenu seule c'est parce que elle ne sait pas (encore ) qu'elle en est capable, peut etre , je l'espere que la situation actuelle changera la donne.

Des reunions en reunions pour

Des reunions en reunions pour aboutir a rien, ca fait presque un an CEDEAO est en reunion pour zero resultat.je felicite le president Deby d'envoyer les troupes tchadiennes pour aider les maliens face a ces bandits du sahel. Que Dieu les soldats francais, tchadiens et maliens a finir vite les operations et laisser ces dirigerants de CEDEAO de continuer a boire leur vin dans les luxueux hotels et collecter leur perdiem

La CEDEAO qui est compose de

La CEDEAO qui est compose de plusieurs Pays Africains et comprend des nations puissante comme le Nigeria est toujours incapable de faire quelque chose au Mali. Nous, Tchadiens qui sommes que 10 millions et consideres comme les sauvages quand on combattait les forces etrangeres, sommes pries aujourd'hui d'aller intervenir au Mali. Aucun pays Africain n'a aider le Tchad quand on faisait face aux rebelles venus des pays voisins. Comment une organization comme la CEDEAO est incapable d'envoyer seulement 3000 hommes au Mali et se contente des reunions apres reunions. L'effectif des soldats tchadiens est de 2000 hommes, ce que la CEDEAO entiere compte envoyer. Je souhaite une bonne change aux troupes Africaine'. Vive l'Afrique!

La CEDEAO qui est compose de

La CEDEAO qui est compose de plusieurs Pays Africains et comprend des nations puissante comme le Nigeria est toujours incapable de faire quelque chose au Mali. Nous, Tchadiens qui sommes que 10 millions et consideres comme les sauvages quand on combattait les forces etrangeres, sommes pries aujourd'hui d'aller intervenir au Mali. Aucun pays Africain n'a aider le Tchad quand on faisait face aux rebelles venus des pays voisins. Comment une organization comme la CEDEAO est incapable d'envoyer seulement 3000 hommes au Mali et se contente des reunions apres reunions. L'effectif des soldats tchadiens est de 2000 hommes, ce que la CEDEAO entiere compte envoyer. Je souhaite une bonne change aux troupes Africaine'. Vive l'Afrique!

ses la honte pour la cdeao

ses la honte pour la cdeao qui na pü venir jusqu a present aide nos amis francAIS

Je rappel Le procureur de la

Je rappel Le procureur de la Cour pénale internationale à prendre en priorité les exactions commissent par le MNLA à Agueloc. Le MNLA est le seul responsable du déclanchement des hostilités. C'est pas la fuite en avance qui va nous faire oublier leurs actions. Pas de terroristes à cote de l'armée française. En tout personne ne doit faire confiance au MNLA

La France a changer

La France a changer l'histoire négative entre les colonisateurs et l'Afrique. Desormais la France est l'ami du Mali. MERCI MERCI MERCI>

JE CROIS LES PAYS DU MONDE

JE CROIS LES PAYS DU MONDE DEVAIT EVITER LA POILITIQUE DE L AUTRICHE CAR LE TERRORISME NE FAIT EXCEPTION DE PERSONNE...

Que devient Alpha Omar

Que devient Alpha Omar Konaré, voici quelqu'un qui faisait entendre sa voix chaque qu'il y avait un problème dans d'autres pays d'Afrique et aujourd'hui a disparu des médias. Et pourtant ta place est là pour faire connaitre la vraie histoire du Mali. Aminata Traoré où es-tu? c'est le moment de parler. Ce n'est pas seulement dans les conférences qu'il faut parler. Le pays a besoin de vous. Vos avis sont écoutés ne laissez pas des bandits faire l'histoire du Mali. La communication est une arme et c'est le moment de défendre le pays.

Ceux qui veulent profiter du

Ceux qui veulent profiter du Mali pour remplir leur caisse continuer à faire des réunions en attendant que la France et les militaires maliens finissent le travail. Merci le Tchad, ça ne m'étonne pas vous connaissez assez mieux le complot du monde arabe contre l'Afrique noire, le peuple du Soudan en sait quelque chose, grace à votre vigilance vous avez resitté à l'envahisseur. Les autres n'ont rien compris, le mali y compris, cette situation permettra au peuple malien de mieux ouvrir les yeux.

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