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Afrique

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Mali : retour sur les évènements de la journée du 28 janvier

media

L’intervention militaire franco-malienne s’est accélérée, dans la nuit du lundi 28 janvier, avec l’arrivée des troupes aux portes de Tombouctou. Dans l’après-midi, les armées françaises et maliennes ont repris cette cité mythique. Parallèlement, des rebelles touaregs du MNLA et islamistes du MIA ont affirmé avoir pris le contrôle de Kidal, la dernière grande ville du nord du Mali à ne pas avoir encore été reconquise.

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21h11 : Le FMI débloque 18,4 millions de dollars pour le Mali afin de l’aider à faire à « l’instabilité » qui y règne et convaincre les donateurs internationaux à « verser leur aide », gelée depuis le coup d’Etat de mars 2012, a annoncé Christian Josz, le chef de la mission du FMI au Mali.

Pour sa part, l’Union africaine va débloquer 50 millions de dollars et contribuer ainsi au financement du déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et la restructuration de l’armée malienne.

20h29 : A Tombouctou, il règne un sentiment de liberté très fort après l’entrée des soldats français et maliens.
Sur RFI, l’envoyé spécial de RFI à Tombouctou, Guillaume Thibault, arrivé sur place en fin de journée, fait le point sur la situation dans la ville : « Les militaires français sont très clairs. Pour eux, Tombouctou est entièrement libéré. Il y a toujours des patrouilles et des contrôles en ville. Il y a également et toujours des risques d’attentats mais en tout cas, c’est la liesse, ici. Des hordes d’enfants sont dans les rues ; des femmes – non voilées – déambulent et les hommes vaquent à leurs occupations. Un vieux monsieur nous racontait « cela fait un an que je ne suis pas sorti de ma maison ; je peux enfin sortir de ma concession ; je peux enfin parler ; je peux enfin faire ce que je veux ; je suis libre ! ».
Les habitants de Tombouctou nous ont également raconté qu’ils ont senti que les djihadistes ont commencé à partir - il y a trois, quatre jours – et que les frappes aériennes françaises ont été apparemment fondamentales. Cependant les djihadistes ne sont pas tous partis. Ces derniers jours, entre cinq et six pick-up circulaient sans interruption dans la ville où ils ont commis des destructions, notamment de certains manuscrits.
Mais ce soir très précisément, ce qui prime c’est que la vie quotidienne est en train de reprendre à Tombouctou - après un an d’oppression - il qu’il y règne un sentiment de liberté très fort. »

Reportage à Tombouctou 11/10/2013 - par Guillaume Thibault écouter

19h28 : A kidal où les rebelles touaregs du MNLA affirment contrôler la ville depuis ce matin, une source, sur place, du Mouvement national pour la libération de l'Azawad, contactée par RFI, affirme qu’une trentaine de véhicules venant de Tinzaouatine, à la frontière algérienne, sont entrés dans la ville sans avoir à tirer un seul coup de feu . «Ils n'ont rencontré aucune résistance » affirme cette même source.
Le MNLA assure être venu pour protéger les populations civiles contre l'arrivée de l'armée malienne. Selon un porte-parole du mouvement, « les soldats maliens, malgré la présence française, se sont prêtés à des exactions contre des civils, dans les villes déjà libérées » et, affirme-t-il « nous préférons assurer la sécurité des nôtres ».
De son côté, le MIA - la branche dissidente d'Ansar Dine – assure, lui aussi, contrôler la ville de Kidal, ce que dément fermement le MNLA.

19h05 : L’armée française annonce la mort de 25 hommes, dans les rangs islamistes, lors des combats à Gao, ce week-end. « Quinze terroristes ont été neutralisés ; ils sont morts », a précisé le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Thierry Burkhard. Un peu plus tard, au nord de la ville, dans la nuit de samedi à dimanche, « deux pick-up ont été détruits et dix terroristes neutralisés », a ajouté le colonel Thierry Burkhard, lors d'un point-presse.

18h37 : Menaces « directes » contre la France et les Français provenant de « groupes terroristes nigérians » en représailles de l’intervention militaire française au Mali. « Une situation d'insécurité accrue résulte de l'intervention entreprise au Mali contre l'avancée de groupes terroristes. (...) En représailles, des groupes terroristes nigérians ont porté des menaces directes contre la France et les Français », a déclaré le Consulat général de France à Lagos dans un Communiqué adressé à la communauté française du Nigeria.

17h50 : Premiers prisonniers de guerre à Gao, ville désormais contrôlée par les armées française et malienne. Le célèbre commissaire islamique de la ville, Aliou Mohamed, a été arrêté par les soldats maliens, à une quinzaine de kilomètres de Gao. Il était en compagnie de Yoro Dicko, le plus grand narcotrafiquant du groupe Mujao. Ces deux djihadistes sont des ressortissants de Gao et étaient les principaux lieutenants des moudjahidines, depuis la prise de Gao par les islamistes. RFI a recueilli le témoignage d’une habitante de Gao.

Ce soir, on devrait les amener « Place de l’Indépendance » pour les montrer aux gens.
Témoignage d’une habitante à Gao, sur l’arrestation des premiers prisonniers de guerre. 11/10/2013 - par Boniface Vignon écouter

17h00 : Le président français François Hollande a déclaré que la France et ses partenaires africains « sont en train de gagner cette bataille » au Mali et que c’est aux Africains de permettre au Mali de « retrouver son intégrité territoriale », a-t-il précisé lors d’une conférence de presse, confirmant la reprise de Gao et Tombouctou. Il a, par ailleurs, ajouté que « La France n’a pas vocation à rester au Mali. En revanche, notre devoir c'est de faire en sorte que nous puissions permettre aux forces africaines de donner au Mali une stabilité durable ».

Nous, nous sommes là pour accompagner.
François Hollande Président de la République française 11/10/2013 - par Piotr Moszynski écouter

16h28 : Les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad
(MNLA) et les islamistes dissidents du groupe islamiste armé Ansar Dine, formant le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA) affirment contrôler Kidal.

16h12 : La ville de Tombouctou est totalement sous contrôle des armées française et malienne, selon des sources de l’armée malienne. Une information confirmée par le maire de Tombouctou qui a déclaré que sa ville venait « de tomber aux mains des Français et des Maliens ».

16h00 : Les dirigeants internationaux et africains se réunissent, mardi, à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour une conférence destinée à financer le déploiement de la force africaine au Mali (Misma) et la restructuration de l’armée malienne. Parmi les donateurs, l’Onu, l’Union européenne, la France, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Japon seront représentés à des niveaux divers. Plusieurs chefs d'Etat africains qui participent depuis dimanche au sommet de l'Union africaine dans la capitale éthiopienne - qui se termine aujourd'hui - devront prendre également part à la conférence.

15h20 : A Tombouctou les communications sont toujours coupées, difficile d’avoir des informations sur ce qu’il se passe en ville actuellement. Un habitant d’une ville voisine, Agouni, située à 30 kilomètres au nord de Tombouctou raconte qu’il a entendu des bombardements la nuit dernière et que depuis ce matin il entend régulièrement des hélicoptères passer au-dessus du bourg.

14h17 : Le Royaume-Uni se dit prêt à aider davantage la France au Mali. Le Premier ministre britannique, David Cameron, et le président français, François Hollande, se sont entretenus dans la nuit de dimanche à lundi par téléphone sur la situation évoquant l’aide supplémentaire que pourrait apporter la Grande-Bretagne qui se refuse en revanche à envoyer des troupes sur place.

14h08 : Les combattants du MNLA confirment avoir désormais le contrôle de la ville de Kidal située dans le nord du Mali. Le chef militaire du MNLA, le colonel Mohamed Ag Najim a affirmé à Reuters que les islamistes étaient partis.

13h38 : L’Italie ne participera pas à l’opération militaire au Mali. Le pays a renoncé à envoyer trois avions de soutien logistique, comme l’a annoncé le chef du gouvernement Mario Monti en raison de l’absence d’accord politique entre différents partis.

12h53 : Un bâtiment français déployé dans le cadre de l’opération Serval est arrivé ce lundi dans le port de Dakar au Sénégal. Il s’agit d’un BPC, bâtiment de projection et de commandement (un bateau porte-hélicoptères d'assaut), le Dixmude. Des centaines d'hommes, des véhicules et du matériel pour l'opération ont été débarqués sur place.

Mohamed Ibrahim Cissé Le président de la région de Tombouctou 11/10/2013 - par Olivier Rogez écouter

12h36 : « Je sais que je ne vais pas retrouver la ville que j’ai quittée. A l’époque ce que j’avais vu m’a désolé. Vous savez les mausolées que nous avons perdus c’est l’âme de Tombouctou, c’est inestimable pour nous », a confié à RFI Mohamed Ibrahim Cissé, le président de la région de Tombouctou.

12h30 : Sur RFI, notre correspondant au Mali Serge Daniel fait le point sur la situation à Gao : « Dans les huit quartiers de la ville de Gao, les populations savourent toujours cette liberté à peine retrouvée. Par exemple, des jeunes se promènent dans la ville avec des cigarettes. A l’époque, les islamistes interdisaient formellement aux jeunes de fumer ; on trouve des femmes non voilées qui se dirigent vers le fleuve Niger et sont en train de braver les interdits de l’époque des islamistes. D’après nos informations, deux de ces islamistes, des seconds couteaux, ont été arrêtés à 20 kilomètres au nord de la ville de Gao. Ils tentaient de fuir.

Autre image rapportée de Doro, qui est une petite localité située à 100 kilomètres au sud de Gao. Il y a une image frappante de soldats maliens qui ont été voir des populations touarègues, fraterniser avec ces populations là. Des soldats de l’armée régulière avaient été accusés d’exactions. Donc c’était plutôt une belle image. Maintenant à Menaka et Anderamboukane, deux localités situées au nord-est du Mali, un responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) avait dit hier qu’ils avaient investi ces deux localités, information non confirmée. C’est plutôt les troupes tchadiennes et nigériennes qui contrôlent ces localités, des troupes qui convergent actuellement vers Gao d’après nos informations pour participer à la sécurisation totale de la localité de Gao ».

12h20 : Selon une source jointe à Kidal par RFI, des éléments du Mouvement national de liberation de l'Azawad (MNLA) ont pris ce matin le contrôle de la ville. Une trentaine de véhicules se sont positionnés aux postes d’entrée de la ville, une équipe plus restreinte est entrée dans Kidal. Le MNLA n’a rencontré aucune résistance mais craint une possible contre-offensive. L’objectif du MNLA est de chasser les islamistes de ce secteur.

11h56 : Sur son site le ministère français de la Défense confirme que la force Serval a pris cette nuit le contrôle de l’aéroport et des accès de la ville de Tombouctou par une manœuvre aéroterrestre. L’opération a été appuyée par plusieurs patrouilles de chasse, des hélicoptères et des moyens de surveillance type drone. Selon le communiqué « le dispositif se réarticule actuellement pour consolider la position et permettre aux autorités et forces armées maliennes de reprendre le contrôle de la ville ».

Hallé Ousmane Maire de Tombouctou 11/10/2013 - par Serge Daniel écouter

10h55 : Le maire de Tombouctou a déclaré que les miliciens islamistes avaient incendié une bibliothèque dans sa ville contenant des manuscrits inestimables. Une information donnée par son chargé de communication. « Les rebelles ont mis le feu à l'institut Ahmed Baba créé récemment par les Sud-Africains. Cela s'est produit il y a quatre jours », a déclaré Hallé Ousmane, interrogé par notre correspondant Serge Daniel à Bamako.

7h05 : Les forces maliennes et françaises assurent avoir pris le contrôle de l’aéroport de Tombouctou. Des parachutistes français ont été déployés autour de la ville.

6h44 : Les accès à la ville de Tombouctou sont désormais sous le contrôle des forces armées déployées dans le cadre de l’opération Serval. D’après des informations obtenues par RFI, des précurseurs de l’armée malienne étaient déjà rentrés à Tombouctou dans la nuit.

La grande mosquée de Djinguereber est contrôlée en partie par l’armée malienne et on signale des scènes de liesse populaire. Mais avant de partir, les islamistes ont brûlé plusieurs bâtiments et se sont attaqués, d’après un témoin fiable, aux habitants de la localité avant de partir. L’opération des forces coalisées a été déclenchée à minuit après deux jours d’avancées et de reconnaissance depuis Léré, dans la région de Tombouctou. Une offensive appuyée par l’aviation, notamment par des hélicoptères et par des drones pour surveiller tout mouvement adverse. L’opération s’est faite dans le noir, à la lumière de la lune. Toujours privée d’électricité et de réseau de téléphone, la ville est coupée du monde depuis une semaine.

Les soldats maliens et français ont avancé vite ce dimanche vers la ville symbolique, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, tombée l’année dernière aux mains des combattants jihadistes. Samedi, les armées française et malienne avaient libéré Gao, la plus grande ville du nord du Mali, lors d’une offensive éclair. Selon un témoin joint par RFI, cette « libération » a donné lieu à des démonstrations de liesse, les populations brandissant des drapeaux de la France, du Mali et criant des slogans favorables aux deux pays. Un communiqué du ministère français de la défense explique que des contingents africains, formés de militaires nigériens et tchadiens, arrivent sur zone pour prendre le relais des forces françaises. Le texte précise que « Les armées africaines et malienne devront sécuriser la région de Gao et ses habitants, progressivement libérés du risque terroriste ».

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Commentaires

 
Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.