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    Chili : la justice va enquêter sur les exécutions politiques sous Pinochet

    media Le général Augusto Pinochet, le 21 août 1997, à l'Ecole militaire de Santiago. (Photo: AFP)

    La justice chilienne revient sur les années de la dictature. Le juge Mario Carrozas a confirmé mercredi 2 juin l’ouverture de l’enquête dans une centaine de nouveaux dossiers, déposés par des associations qui luttent contre l'impunité. Il s’agit d’exécutions politiques présumées, commises sous le régime du général Pinochet.

    L’Association des familles d’exécutés politiques (AFEP) déclare détenir de preuves dans plus de mille cas, jamais instruits par la justice. Après avoir confié au juge Carrozas les cent premiers dossiers, l’association s’apprête à déposer plus de mille autres dans les cinq mois à venir. « Les informations existent, ce qui manque c’est la volonté politique de mener à bien les enquêtes », accuse Alicia Lira, présidente de l’AFEP.

    Les associations chiliennes qui luttent contre l’impunité des anciens assassins et tortionnaires du régime Pinochet, revendiquent le droit moral de demander réparation pour les victimes de la dictature. Elles réclament en outre que le coût des investigations liées à chaque dossier soit pris en charge par les autorités de Santiago, notamment à travers le programme des Droits humains du ministère de l’Intérieur.

    Vraie avancée dans la lutte contre l’impunité ?

    C’est pour la première fois que la justice chilienne accepte d’enquêter sur des exécutions politiques présumées, commises sous le régime du général Pinochet. Jusqu’à présent, la loi d’amnistie promulguée en 1978 pendant la dictature militaire a fait obstacle à beaucoup de poursuites. Les procédures se sont accélérées après la mort du dictateur en 2006 mais plus de 500 dossiers mettant en cause des militaires sont toujours en cours et piétinent.

    En septembre 2009, environ 130 anciens militaires et policiers ont été arrêtés pour coresponsabilité dans des violations des droits de l'homme dans les années 1970, sous la dictature militaire. Les mandats faisaient suite à une opération similaire, un an plus tôt, contre une centaine d'autres ex-agents du régime militaire, qui n'avaient pas eu des comptes à rendre à la justice depuis la fin de la dictature. Mais la justice chilienne ne s’est pas encore prononcée.

    Accusé d’avoir passé un pacte avec les militaires avant d’être élu président du Chili en mars 2010, Sebastian Pinera a promis l’application de l’Etat de droit dans son intégralité. Le président de son parti de la Rénovation nationale avait évoqué « une accélération des procès en cours, prenant en compte les critères habituels, qui incluent la prescription ».

    La justice argentine a pris de l’avance

    Alors que la justice du Chili doit faire encore de nombreux efforts pour répondre aux attentes des victimes de la dictature, en Argentine voisine se multiplient les procès et condamnations des anciens responsables d’assassinats, tortures et disparitions. Le rapport est parfois direct entre les anciens tortionnaires des deux pays, comme dans le cas de l' « Opération Condor », un plan concerté mis au point par les dictatures sud-américaines en 1975 pour éliminer leurs opposants.

    Condamné à la réclusion à perpétuité en 1985 avant d'être gracié, l’ex-dictateur argentin Jorge Videla doit de nouveau comparaître devant la justice de son pays. Il sera jugé pour enlèvements, torture et homicides pendant le régime militaire (1976-1983), ainsi que pour sa participation à l’Opération Condor. Deux généraux argentins à la retraite ont déjà été condamnés en 2009 à la réclusion à perpétuité, entre autres pour leur implication dans l’assassinat de deux députés uruguayens. Les organisations de défense des droits de l’homme ont toutefois déploré l’acquittement de trois autres militaires argentins.

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