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Article publié le : dimanche 13 juin 2010 - Dernière modification le : dimanche 13 juin 2010

Marée noire : le coup de fil de Barack Obama à David Cameron

Le président américain Barack Obama au téléphone avec son homologue anglais, David Cameron, le samedi 12 juin 2010.
Le président américain Barack Obama au téléphone avec son homologue anglais, David Cameron, le samedi 12 juin 2010.
Pete Souza/Andrew Parsons/Reuters

Par RFI

Barack Obama a appelé samedi 12 juin 2010 David Cameron pour désamorcer les tensions nées ces derniers jours autour de BP. Le président américain a tenu à assurer le Premier ministre britannique que ses critiques à l'égard de BP visaient le groupe pétrolier seulement et certainement pas la Grande-Bretagne. Les deux hommes ont finalement convenu de demander de concert à BP de faire son possible pour gérer au mieux la marée noire dans le golfe du Mexique. Le président américain sera sur place en Louisiane lundi 14 juin.
 

 

Avec notre correspondante à Washington, Donaig Le Du

Les gardes-côtes américains avaient envoyé une première lettre à BP mercredi 9 juin 2010 en demandant à la compagnie pétrolière quels étaient ses projets pour contenir la fuite. La réponse avait été évasive, l’entreprise expliquant qu’elle espérait mettre en place un second couvercle pour augmenter la quantité de pétrole récupérée vers la surface, d’ici à la mi-juillet.

La seconde lettre est donc arrivée en forme d’ultimatum. En clair, expliquent les autorités américaines, vous feriez mieux de trouver une meilleure idée d’ici l’arrivée sur place du président Barack Obama lundi 14 juin 2010. Car entretemps, les estimations sur la quantité de pétrole répandue dans la mer ont été révisées à la hausse, du simple au double, pour autant que quelqu’un soit en mesure de déterminer exactement l’ampleur de la pollution.

Et pour éviter que la colère contre BP ne se transforme en crise diplomatique entre Américains et Britanniques, Barack Obama a dû se résoudre à appeler au téléphone samedi 12 juin le Premier ministre David Cameron. Il l’a assuré que ses critiques contre  British Petrolum n’avaient rien à voir avec la nationalité de l’entreprise.

tags: Barack Obama - David Cameron - Etats-Unis - Royaume-Uni
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