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En Haïti, l'argent promis pour la reconstruction se fait attendre

La Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti a tenu jeudi 17 juin 2010 à Port-au-Prince sa première session de travail. Ses co-présidents, l'ancien président américain Bill Clinton et l'actuel Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, ont profité de l'occasion pour rappeler aux pays étrangers de tenir les promesses annoncées au sommet de New York.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
Plus de cinq mois après le terrible séisme, seuls le Brésil et la Norvège ont transmis à la Banque Mondiale l'argent promis pour la reconstruction d'Haïti. A l'occasion de cette première session de travail de la Commission intérimaire, l'annonce marquante est venue des milliardaires Carlos Slim, l'homme le plus riche du monde, et Frank Giustra, homme d'affaires canadien. Leur don de 20 millions de dollars va permettre, comme l'explique Bill Clinton, de soutenir les petites et moyennes entreprises haïtiennes :
« Le plus gros problème des pays en développement, à travers le monde, est de créer des emplois dans le secteur privé. Nous espérons que ces 20 millions de dollars circuleront sur le long terme via des prêts. Avec le remboursement sur une durée raisonnable des premiers emprunts ainsi qu'avec les faibles intérêts engrangés, le programme va se pérenniser. Tous les fonds seront redistribués et personne ne fera de profit. Il s'agit simplement de fournir une opportunité de financement pour les entreprises qui ne sont pas de grande taille mais qui sont déjà trop grandes pour pouvoir profiter des programmes de microcrédits. »
Cette première réunion formelle n'a servi qu'à définir les modalités de fonctionnement interne de la commission. Déjà planifiées, les prochaines rencontres, les 22 juillet et 1er septembre prochains, devraient permettre aux premiers projets de se concrétiser.

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