| Dernières infos |
Des traces d'uranium enrichi à plus de 20 % ont été découvertes sur un site en Iran (AIEA)Un sommet entre Mario Monti, François Hollande, Angela Merkel et Mariano Rajoy se tiendra après le 17 juin à RomeRendez-vous réussi entre la capsule Dragon de SpaceX et la station spatiale (Nasa)Yémen : un attentat-suicide contre les rebelles zaïdites fait 12 mortsLa Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay appelle à suspendre les sanctions frappant le Zimbabwe La Russie décide de ne produire que du gaz naturel liquéfié sur le gisement de Chtokman (mer de Barents)L'euro tombe sous les 1,25 dollar pour la première fois depuis début juillet 2010Les pèlerins chiites libanais enlevés en Syrie ont été libérés (ministre)La défense de Laurent Gbagbo, ancien président de Côte d’Ivoire conteste la compétence de la CPI (officiel)Somalie : les forces progouvernementales annoncent avoir pris la ville d’Afgoye France : le groupe Unilever accepte de reprendre les discussions sur Fralib L’UE dépose plainte contre l’Argentine devant l’OMC pour restrictions aux importations Fuites au Vatican : une personne arrêtée en possession illégale de documents secrets |
|
Procès de l’ex-dictateur Videla: l’Argentine face à ses démons

Des exécutions de détenus politiques, des faits d’enlèvements ou de tortures, des vols de bébés d'opposants à la dictature en Argentine de 1976 à 1983, la liste des crimes commis sous la domination de l’ancien général Jorge Videla est longue. Plus de trente ans après les faits, l’homme âgé de 85 ans, répondra de ses actes devant la justice argentine. Ce procès qui s’est ouvert ce vendredi 2 juillet à Cordoba, le place pour la première fois depuis une première condamnation en 1985, dans le box des accusés. Il comparaît pour l'exécution de 32 prisonniers politiques ainsi que pour l'enlèvement et la torture de six autres.
Condamné à perpétuité en 1985 lors du procès de la junte militaire, puis gracié cinq ans plus tard, Jorge Videla n’a pas fini de subir les foudres de la justice argentine. En 2003, la loi d'amnistie de l’ex-président Carlos Menem est annulée par le Parlement. La grâce de l’ex-dictateur et de tous les condamnés de la junte sera déclarée anticonstitutionnelle en 2007 par une décision de la Cour suprême. Le procès qui s’ouvre ce vendredi 2 juillet, à Cordoba, est donc le premier d’un long processus judiciaire. Une soixantaine de témoins devraient être entendus.
Les prochains mois seront décisifs pour Jorge Videla. A partir du 10 août 2010, il sera jugé dans la province de Santiago del Estero pour l'enlèvement, la torture et l'assassinat en 1976 d'un étudiant. Le 20 septembre, à Buenos Aires, il devra répondre du vol présumé de 33 bébés d'opposants au régime. Un autre procès pour quarante homicides débutera à une date indéterminée. A noter enfin que l’ancien général est aussi poursuivi pour sa participation au Plan Condor. Mis en place par les dictatures d’Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil mais aussi de l’Uruguay et de la Bolivie, il visait à éliminer tous les opposants politiques au régime, notamment par les « vols de la mort », dans les années 1970 : les dissidents étaient jetés à la mer depuis des avions.
Rendre justice
Les procès d’anciens dirigeants de la dictature se multiplient en Argentine, Videla n’est pas le seul tortionnaire argentin à être jugé. Pour rendre justice aux familles qui ont subi l’horreur de la dictature, les tribunaux argentins ont déjà confronté en février dernier à Tucuman dans le nord du pays, deux anciens généraux accusés de crimes contre l'humanité. Luciano Benjamin Menendez, ancien dirigeant du IIIe corps de l'armée, et Antonio Bussi, gouverneur de Tucuman durant la dictature, étaient poursuivis pour l'enlèvement et la disparition de vingt-deux personnes dans des locaux de la police de Tucuman. Luciano Benjamin Menendez, déjà condamné sur d’autres dossiers, retourne aujourd’hui au tribunal en tant que co-inculpé aux côtés de Jorge Videla.
L'ex-général Reynaldo Bignone, dernier dictateur argentin a été condamné le 20 avril dernier à vingt-cinq années de réclusion alors qu’il était poursuivi pour crime contre l’humanité. Le 20 septembre 2010, il sera jugé avec Jorge Videla, pour les vols présumés de trente-trois bébés à Buenos Aires.
Enfin, Alfredo Astiz, surnommé « l’Ange blond de la mort », spécialiste de la torture, et soupçonné d'être impliqué dans la disparition de deux religieuses françaises pendant la dictature, a été jugé en décembre 2009.

Delicious
Digg
Facebook
Twitter
Yahoo!
Technorati












