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Article publié le : samedi 03 juillet 2010 - Dernière modification le : samedi 03 juillet 2010

Le président syrien Bachar al-Assad en Argentine rencontre la communauté musulmane

La Présidente de l'Argentine Cristina Fernandez (D) accueille le président syrien Bashar al-Assad (G) , à la résidence présidentielle de Buenos Aires, le 2 juillet 2010.
La Présidente de l'Argentine Cristina Fernandez (D) accueille le président syrien Bashar al-Assad (G) , à la résidence présidentielle de Buenos Aires, le 2 juillet 2010.
Photo: Martin Acosta /Reuters

Par RFI

Le président syrien Bachar al-Assad était vendredi 2 juillet 2010 en Argentine. A Buenos Aires, il a appelé son homologue argentine Cristina Kirchner à soutenir l’accord sur le nucléaire négocié entre le Brésil, la Turquie et l’Iran. Une visite dans le cadre de sa tournée en Amérique latine dans un pays où il y a une forte communauté musulmane. Six millions d’immigrants sont arrivés en Argentine, au début du 20e siècle. Des Européens en majorité, mais aussi des Syriens, Libanais, Palestiniens. Loin des tensions politico-religieuses, ils vivent en bonne entente en Argentine.

Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

On les appelle Turcos, Turcs, parce que leurs grands-parents venus de Syrie ou du Liban étaient alors citoyens de l’Empire ottoman.

A l’époque, au début du 20e siècle, six millions d'immigrants sont arrivés en Argentine. Des Européens en majorité, mais aussi des Moyens-Orientaux, Syriens, Libanais, Palestiniens, dont trois millions d’Argentins seraient aujourd’hui les descendants.

L’un d’entre eux, Carlos Menem, de père et mère syriens a été le premier chef d’Etat d’origine arabe du pays. On le surnommait « el Turco », ainsi que sont encore designés les représentants d’une immigration qui s’est ralentie mais qui n’a jamais cessé.

Comment est-on turco aujourd’hui en Argentine ? « On me dit Turco, oui je ne nie pas mon identité, je suis arabe, je suis musulman et maintenant, je suis argentin. On me respecte, je respecte les autres et nous sommes tous pareils. Quand on a une culture on ne peut pas la nier ni l’oublier, on l’a dans le sang », nous explique Walid.

Syrien et Libanais, chrétien et musulman vivent en bonne entente en Argentine. De fait, la plupart des clubs ou associations où ils se retrouvent sont génériquement dits syro-libanais.

Il n’y a pas non plus de problème entre eux et les représentantes de l’importante communauté juive du pays. Les tensions du Moyen-Orient ne rencontrent guère d’écho ici.

tags: Argentine - Syrie
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