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Inquiétude sur le sort des détenus politiques à Cuba

Miguel Angel Moratinos, chef de la diplomatie espagnole, est en visite à Cuba. Il vient parler droits de l'homme, après la mort en février, d'un opposant politique, Orlando Zapata, et alors que la commission cubaine des Droits de l'homme annonce qu'il y a 167 prisonniers politiques dans les prisons cubaines. C'est le chiffre le plus bas depuis la révolution de 1959 mais la la situation n'est pas meilleure pour autant.
167 prisonniers politiques c'est 34 de moins qu'il y a six mois et c'est effectivement le chiffre le plus bas de l'ère castriste, mais pour la commission cubaine des Droits de l'homme, cela ne veut pas dire que la situation a radicalement changé ni qu'elle s'est améliorée. La moitié des prisonniers qui ont été libérés, l'ont été parce qu'ils avaient purgé leur peine.
C'est surtout la forme de la détention qui a changé. Les autorités n'hésitent plus à détenir les opposants pour de courtes durées, un mois par exemple. En revanche, ces arrestations se comptent par centaines. Pour la commission des Droits de l'homme, c'est « une métamorphose de la répression » selon ses propres termes.
En effet, depuis le mois de février dernier, et la mort en prison de l'opposant Orlando Zapata, Cuba est sous pression de la communauté internationale et chose plus inattendue, de l'Eglise catholique cubaine. C'est avec cette dernière, et après des négociations délicates, les autorités ont accepté de libérer un détenu paraplégique. Mais l'arbre ne cache pas la forêt et un autre opposant de Guillermo Fariñas, en grève de la faim, a été hospitalisé de force. Sa famille affirme que son état de santé est aujourd'hui critique.
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