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Article publié le : jeudi 08 juillet 2010 - Dernière modification le : vendredi 09 juillet 2010

Cuba promet de libérer 52 prisonniers politiques

Le dissident Orlando Zapata Tamayo est mort en prison des suites d'une grève de la faim en février 2010. Ici, un livre de condoléances en l'honneur du défunt.
Le dissident Orlando Zapata Tamayo est mort en prison des suites d'une grève de la faim en février 2010. Ici, un livre de condoléances en l'honneur du défunt.
REUTERS/Enrique De La Osa

Par RFI

Le gouvernement cubain de Raul Castro promet de libérer cinquante-deux dissidents emprisonnés. Cinq devraient sortir de prison dans les « prochaines heures », les autres suivront dans les quatre mois. Tous ceux qui seront libérés partiront avec leur famille vers l'Espagne. C'est l'Eglise qui a fait cette annonce mercredi 7 juillet. Les prélats catholiques se sont imposés ces derniers mois comme médiateurs sur ce dossier.

Ces négociations inédites entre les autorités et l'Eglise cubaine portaient sur un groupe d'opposants arrêtés en 2003, pour leurs activités politiques, lors du Printemps noir de La Havane.

Licet Zamora, porte-parole de Guillermo Farinas

Nous saluons tout d'abord la mémoire d'Orlando Zapata qui a initié cette grève de la faim.

 

09/07/2010 par RFI

Le gouvernement considère ces dissidents comme des criminels de droit commun, des mercenaires à la solde des Américains. L'affaire a longtemps empoisonné les relations entre Cuba et l'Union européenne. Elle a été relancée il y a quelques mois, lorsque des opposants ont entamé des grèves de la faim pour alerter l'opinion publique internationale.

Orlando Zapata en est mort, en prison, en février, et Guillermo Fariñas qui refuse de s'alimenter depuis quatre mois se trouve aujourd'hui dans un état très critique. Cuba est donc sous pression et l'annonce de l'élargissement intervient alors que Miguel Angel Moratinos se trouve à la Havane.

C'est le signe qu'attendait le chef de la diplomatie espagnole pour convaincre l'Europe de normaliser ses rapports avec l'île communiste. A l'étranger, les opposants, eux, parlent d'un «geste positif» mais ils dénoncent l'exil forcé vers l'Espagne. Les dernières libérations massives de dissidents cubains datent de 1998. A l'époque, 101 prisonniers politiques avaient été libérés après une visite du pape Jean Paul II.

Après ces libérations, il restera une centaine de prisonniers politiques dans les geôles cubaines.

Réaction mesurée d'Elizardo Sanchez, président de la Commission indépendante des droits de l'homme de Cuba

joint par Constanza Fuentes de la Rédaction en langue espagnole de RFI

On est un peu inquiets, dans la mesure où tout cela nous semble assorti de conditions inacceptables, parce que ce qu'a demandé le mouvement des droits de l'homme à l'intérieur de Cuba, tout comme Amnesty international et d'autres organisations, c'est la libération sans conditions de tous les prisonniers de conscience, et en général de ceux qui sont détenus pour des raisons politiques, et c'est ce que n'a pas fait le gouvernement de Cuba...

 

08/07/2010

tags: Cuba - Justice
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