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Des mystères demeurent au lendemain de l'échange d'espions
D'un côté, il y a eu la libération de dix agents russes et de l'autre, quatre informateurs relâchés. Mais, ce samedi 10 juillet, on ignore encore combien de personnes ont vraiment atterri à Washington alors qu'en route l'avion s'était brièvement posé en Angleterre. Et sur l'identité des quatre transfuges, on a des éléments, mais là aussi, il reste des zones d'ombre.
Le ministère américain de la Justice les a identifiés vendredi comme «quatre individus emprisonnés en Russie». Il ne s'attarde donc pas sur les activités d'espionnage reprochées à ces Russes par leur propre pays, préférant mettre l'accent sur leurs problèmes de santé.
En fait, tout est présenté de façon à suggérer que Washington, en voulant offrir à Moscou, embarrassé par les dix arrestations de juin aux Etats-Unis, la porte de sortie d'un échange, avait eu du mal à établir une liste.
C’est que parmi ces quatre « individus », deux seulement, deux ex-colonels des renseignements russes, Sergueï Skripal et Alexandre Zaporojski sont des espions avérés. Le premier au profit de la Grande-Bretagne, le second des Etats-Unis.
Pour les deux autres, la situation est loin d'être aussi claire. Igor Soutiaguine, expert en contrôle des armements, a beau avoir été condamné pour livraison de secrets d'Etat sur le système nucléaire russe à une officine de la CIA en GB, il a toujours nié avoir rien fait d'illégal.
Quant à l'ancien officier du KGB Guennadi Vassilenko, le quatrième homme, il n'avait écopé que d'une petite peine en comparaison des autres, trois ans seulement, et pour possession d'armes et résistance à autorité, des charges sans aucun rapport avec le renseignement.

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