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Article publié le : dimanche 11 juillet 2010 - Dernière modification le : dimanche 11 juillet 2010

Cuba se prépare à libérer 52 prisonniers politiques

Le président cubain Raul Castro (g) au côté du  cardinal Jaime Ortega (d) le 7 juillet 2010
Le président cubain Raul Castro (g) au côté du cardinal Jaime Ortega (d) le 7 juillet 2010
AFP / Gosvany FERNANDEZ

Par RFI

Après plusieurs contretemps, les autorités cubaines seraient enfin sur le point de libérer 52 prisonniers politiques comme elles l'avaient promis à l'Eglise catholique, ce qui constituerait le plus grand nombre de dissidents relâchés par le gouvernement depuis la visite du pape Jean-Paul II en 1998. A Cuba, les familles des prisonniers attendent leur libération imminente. La mère d'un des détenus a déjà annoncé que son fils était en route vers la capitale.

Irène Vieria, épouse de l'un des prisonniers libérés, Julio César Galvez.

On lui a demandé s’il voulait quitter le pays et avec qui il voulait partir.

 

11/07/2010 par RFI

D’après les témoignages recueillis par RFI auprès des familles des prisonniers, leur libération ne devrait pas tarder, et leurs proches se préparent déjà à partir vers l'Espagne. Ils ont notamment été convoqués par les autorités cubaines pour subir des examens médicaux avant leur départ.

Pas moins de 52 prisonniers politiques doivent être libérés selon un accord passé entre Raul Castro et l'épiscopat cubain. Ils ont tous été arrêtés en 2003, lors de la dernière vague de répression. Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, s'est rendu à Cuba la semaine dernière pour apporter son soutien à l'archevêque de La Havane, le cardinal Jaime Ortega, qui vient d'annoncer le début de ce processus de libération.

Un procès qui pourrait prendre plusieurs mois. Les premiers prisonniers libérés sont attendus en Espagne, ce qui suscite à Madrid l'espoir d'ouvrir une nouvelle ère à Cuba. La nouvelle est saluée comme un signe positif à Washington, mais l'opposition cubaine reste méfiante « cela va détendre le climat politique mais le système va continuer comme avant », a déclaré un des principaux opposants, Elizardo Sanchez.

Irène Vieria

Le gouvernement espagnol n’a pas pris contact avec moi, c’est le service de sécurité cubain qui m’a dit que nous allions sortir prochainement du pays

 

11/07/2010 par RFI

 

tags: Cuba - Droits de l’homme - Espagne
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