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Sept opposants cubains libérés sont arrivés à Madrid
Les sept prisonniers politiques cubains qui ont été libérés le 12 juillet 2010 sont arrivés en Espagne avec leurs familles. Ils ont souligné à leur arrivée que leur libération était une nouvelle étape pour l'avenir de Cuba. De leur côté les Etats-Unis ont salué un « événement positif ». Treize autres prisonniers politiques sont dans l'attente de leur départ vers l'Espagne dans les prochains jours et 35 doivent encore être libérés dans un délai de 4 mois selon un accord annoncé la semaine dernière.
Les sept opposants ont retrouvé leurs proches hier soir, 12 juillet 2010, après sept ans de séparation. Ils ont rejoint sous escorte policière leurs familles à l'aéroport de La Havane pour monter à bord d'un avion. La presse a été soigneusement maintenue à l'écart mais leur arrivée à Madrid devrait leur permettre de s'exprimer.
Ce sont les premiers du groupe des 52 à avoir été libérés. Sur les 52 une vingtaine de prisonniers politiques ont accepté de s'exiler en Espagne, les treize autres pourraient faire le voyage dans les prochains jours, selon l'Eglise cubaine.
Il s'agit de la libération la plus massive de prisonniers politiques depuis 1998 où Fidel Castro avait libéré une centaine de détenus politiques à l'occasion de la visite du pape Jean-Paul II à Cuba. A l'issue d'une rencontre mercredi dernier, 7 juillet, entre le président Raul Castro, le cardinal Jaime Ortega et le chef de la diplomatie espagnole Miguel Angel Moratinos, l'Eglise avait annoncé la libération, dans un délai maximum de quatre mois, des 52 opposants restant derrière les barreaux de la vague de répression de mars 2003.
D’autres opposants attendus dans les jours prochains |
Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau Les dissidents sont persuadés que tous les opposants au régime castriste seront libérés. C’est la conviction exprimée par les sept cubains qui ont atterri à Madrid par ligne régulière avec leurs familles. Au total, une centaine de personnes. D’autres opposants devraient arriver dans les jours prochains, tous par petits groupes, le gouvernement cubain l’a promis. Parmi les sept premiers accueilis par l’Espagne, il y a des figures importantes de la contestation contre les frères Castro. En particulier Ricardo Gonzalez, 60 ans. Comme les autres, il a été détenu en mai 2003, au cours du fameux « printemps noir », un printemps répressif contre des activistes accusés « d’œuvrer à la solde des Etats-Unis ». Ricardo Gonzalez était à l’époque le représentant de l’association Reporters sans Frontières. Ricardo Gonzalez pense qu’aujourd’hui, il y a un réel tournant dans la politique cubaine. Ses possessions, comme celles de ses compagnons, ne devraient pas être saisies sur l’ïle mais pour revenir à Cuba, ces opposants devront demander une autorisation spéciale. |

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