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Marée noire : la facture ne cesse d’augmenter pour BP
Une nouvelle fuite a été détectée sur le puits du golfe du Mexique à l'origine de la marée noire. Dans cette situation, le coût de la lutte contre la pollution et des indemnisations ne cesse d'augmenter. Dans un communiqué publié ce 19 juillet, la compagnie pétrolière souligne que les tests se poursuivent et annonce par ailleurs avoir dépensé jusqu'ici plus de 3 milliards d’euros pour tenter de stopper la fuite d'hydrocarbures.
La marée noire du golfe du Mexique a déjà coûté à BP plus de 3 milliards d'euros en travaux de colmatage de la fuite, nettoyage de la pollution et dédommagements aux victimes.
A ce jour plus de 67 000 demandes d'indemnisations ont été satisfaites pour 160 millions d'euros. Mais le pire reste à venir. Déjà le fonds de plus de 15 milliards d'euros prévu par BP pour faire face à l'ensemble du sinistre risque d'être insuffisant.
Pour le financer, le groupe va être contraint de vendre une partie de ses actifs à des concurrents, comme des participations dans des gisements en Alaska, en Amérique latine et en Asie. Et, peut-être, son réseau de raffineries et de stations-service qui emploie 50 000 de ses 80 000 salariés.
Dans le même temps le groupe pétrolier voit fondre sa valeur en Bourse. Au plus bas, fin juin, la compagnie pétrolière avait repris quelques couleurs jusqu'à l'annonce de cette nouvelle fuite. Lundi 19 juillet, le groupe pétrolier reperdait 5% à la Bourse de Londres.
BP continue à jouer de malchance Le grand espoir reposait sur cet entonnoir qui a réussi à arrêter la fuite pour quelques heures. Mais les autorités américaines et les ingénieurs de BP ont détecté de nouvelles fuites et des anomalies à la tête du puits de pétrole. Le confinement complet était provisoire et la compagnie envisageait l'ouverture des vannes après une série de tests. Malheureusement la procédure prévue risque d'être écourtée en raison d'une forte pression qui règne sous le dôme de confinement. Mais si les vannes ne sont pas ouvertes rapidement, d'autres brèches pourraient apparaître provoquant ainsi une catastrophe encore plus grande. Pour l'heure aucune décision n'est prise, et les équipes techniques continuent à travailler sur la construction de deux puits de dérivation qui vont servir à évacuer le surplus des hydrocarbures et ensuite, boucher la source principale à l'aide de béton. Cette opération est prévue entre fin juillet et la mi-août, alors que la pression prolongée à l'intérieur de l'entonnoir peut causer des dégats irréparables avec des fuites échappant à tout contrôle au fond de l'océan. |

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