Haïti / Aide internationale - 
Article publié le : vendredi 23 juillet 2010 - Dernière modification le : vendredi 23 juillet 2010

Les donateurs de Haïti tardent à tenir leurs promesses de dons

Six mois après le tremblement de terre, les travaux de reconstruction se poursuivent en Haïti. Ici, des étudiants qui déblayent les décombres d'une église.
Six mois après le tremblement de terre, les travaux de reconstruction se poursuivent en Haïti. Ici, des étudiants qui déblayent les décombres d'une église.
AFP/Thony Belizaire

Par RFI

La solidarité internationale a ses limites et Haïti en est la triste preuve. Les dons n'ont pas manqué dans les semaines qui ont suivi le tremblement de terre qui a provoqué la mort de plus de 250.000 personnes, le 12 janvier 2010. Le Fonds monétaire international (FMI) vient d'annuler la dette d'Haïti à son égard, soit environ 209 millions d'euros. Mais l'argent pour la reconstruction n'est toujours pas au rendez-vous malgré les promesses, en tout cas pas assez.

Voir l'ardoise de sa dette publique effacée, pour Port-au-Prince c'est bien, mais du liquide, ce serait encore mieux. Le régime est en effet confronté à une grave crise de sa balance des paiements et les grands donateurs ne sont pas au rendez-vous.

Ils avaient promis 10 milliards de dollars en mars dernier. En théorie, plus de la moitié doit être versée au cours des prochains 18 mois. Mais, jusqu'à présent, seuls de rares pays comme le Brésil, la Norvège et l'Australie ont remis de l'argent. L'Union des nations sud-américaines (Unasur) est également très en retard. Les Etats-Unis n'ont payé que 30 millions de dollars et ils en avaient promis plus d'un milliard.

Bill Clinton et le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive lors d'une conférence sur l'aide à Haïti à Punta Cana le 1er juin
Bill Clinton et le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive lors d'une conférence sur l'aide à Haïti à Punta Cana le 1er juin

Co-président de la Commission internationale qui gère une partie des promesses d'aide humanitaire, l'ancien président américain Bill Clinton s'est déclaré frustré. Il doit recontacter les donateurs pour leur rappeler leurs engagements.

En attendant, Port-au-Prince recevra du FMI une facilité de caisse de 60 millions de dollars sur trois ans. La Banque interaméricaine de développement (BID) vient également de donner 118 millions pour réparer les réseaux électriques, de distribution d’eau potable et certaines routes.
 

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