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Barack Obama minimise les révélations de Wikileaks
Le président américain s’est exprimé mardi 27 juillet 2010 au soir sur la publication de documents secrets relatifs au conflit afghan sur le site internet Wikileaks. Barack Obama minimise l’impact de cette publication. Et s’il s’est dit préoccupé par la divulgation d’informations sensibles, potentiellement préjudiciable pour les opérations, il a ajouté qu’il n’y avait là rien qui n’était pas déjà de notoriété publique.
Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet
Barack Obama a suivi ce qui semble être la ligne officielle depuis dimanche soir. Condamnation de la fuite qui peut mettre des vies en danger et entraver les opérations des forces de la coalition. Et ensuite, minimisation de ses conséquences : tout ca c’est du réchauffé et cela ne nous apprend rien de bien nouveau.
En habile politicien, il essaie même de tirer un avantage de cet épisode en rappelant que bien des maladresses mentionnées dans les documents ont eu lieu sous son prédécesseur, Georges Bush. « C’est moi qui, souligne-t-il, après sept ans d’échec ai décidé de changer de stratégie en envoyant 30 000 soldats pour épauler des effectifs qui jusqu’alors étaient insuffisants. Ces renforts nous donnent une chance de débarrasser l’Afghanistan des insurgés et d’al-Qaïda ».
Nombre d’experts comme Anthony Cordesman du Centre d'Études stratégiques et internationales sont d’accord avec le président sur le fait que les documents sont périmés. Le sénateur John Kerry a aussi appelé ses collègues à ne pas exagérer l’impact de la publication et a continué de soutenir la nouvelle stratégie. Appel entendu puisque le Congrès vient d’approuver le supplément de 33 milliards de dollars que lui demandait Barack Obama pour les troupes en Afghanistan.
Quel impact sur l’opinion ?
Ces informations vont sans doute motiver les pacifistes traditionnels mais elles ne créeront certainement pas des manifestations de l’ampleur de celles qui ont eu lieu pendant la guerre du Vietnam. Les rapports de Wikileaks ne sont pas les documents secrets du Pentagone de 1971. Les documents remis à l’époque à la presse par Daniel Ellsberg étaient des analyses soignées montrant que les Américains, contrairement à ce leur affirmait le président Johnson, étaient en train de perdre la guerre.
Ceux publiés par Wikileaks ne sont que de simples comptes rendu, bruts d’évènements survenus entre 2004 et 2009. Selon un sondage du Washington Post et de la chaine ABC, 53% des Américains estiment que les efforts investis par les États-Unis en argent et en vies humaines dans le conflit ne valent finalement pas la peine.
Mais en dépit de leur frustration, les Américains se rendent compte que pour se débarrasser d’al-Qaïda il n’y a finalement pas d’autres alternatives que de continuer le combat. Ils sont donc prêts à donner à Barack Obama un peu plus de temps pour voir si sa stratégie est payante. Mais il devra de son côté faire un plus gros effort pour leur expliquer plus clairement pourquoi il est important de ne pas plier armes et bagages immédiatement.
Avec notre correspondant à Islamabad, Benoît Bringer « Une volonté de miner la position stratégique du Pakistan » La première réaction d’Islamabad a été de nier l’accusation des documents révélés par le site Wikileaks. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a déclaré que ces informations étaient « biaisées, tirées par les cheveux, et qu’elles n’avaient rien à voir avec la réalité ». Les documents diffusés par Wikileaks révélaient que le Pakistan soutenait les talibans dans leurs attentats-suicide en Afghanistan. Aujourd’hui, les questions qui se posent ici ont trait aux conséquences de ces révélations sur les relations pakistano-américaines. Depuis 2001, Islamabad est un allié de Washington dans la lutte contre le terrorisme. Au Pakistan, l’ambassade des Etats-Unis a fait savoir que ces fuites n’auraient « aucun impact » sur l’engagement des deux pays à lutter contre le terrorisme. Selon la presse pakistanaise, ces fuites seraient vues au sein du gouvernement et de l’armée comme « une volonté de miner la position stratégique » du Pakistan dans la région, au moment même où les relations avec Washington se resserrent. Il faut aussi savoir qu’au Pakistan, à chaque fois que le pays traverse un mauvais moment, l’Inde, l’ennemi historique, y est toujours pour quelque chose. D’après le journal pakistanais the News, les services secrets indiens ne seraient pas totalement étrangers aux accusations du site Wikileaks. The News qui titre dans un de ses articles : « Le fondateur de Wikileaks a des liens avec les services secrets indiens ». Il aurait dans le passé hébergé des taupes travaillant pour le gouvernement indien |

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Commentaires (2)
afghanistan
Avec Internet, plus de secret défense, tout se sait. Ils faut quitter l'Afghanistan au plus vite. Combien de jeunes hommes sont morts pour quoi ?????
DISSERNEMENT SIMPLICISME : Tout est dit
Ils sont morts pour défendre les intérêts de quelques illuminés obscurs totalement allumés!!!
Ses guerres suscitent le contrôle des matières premières des États dits souverains. Une occupation de ses états par la mise en place de protocoles et d'accords démocratisant ainsi des fuites en tous genres (cf: Franceafric, franc CFA, paradis fiscaux, conflits permanents et périodiques, etc...)
On comprend encore mieux pourquoi l'Afghanistan est le 1er producteur mondial d'opium!!!(extreme hausse depuis l'occupation américaine) et oui oui matière première qui conduit directement à l'envergure du cartel pharmaceutique Big Pharma!!!
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