Revue de presse des Amériques du 29 juillet 2010 - 
Article publié le : jeudi 29 juillet 2010 - Dernière modification le : jeudi 29 juillet 2010

Arizona : la loi sur l’immigration partiellement suspendue…

Par Frédérique Misslin

La revue de la presse des Amériques du 29/07/2010
 
28/07/2010
par Frédérique Misslin
 
 

Une nouvelle loi en matière d’immigration, très controversée, devait entrer en vigueur aujourd'hui en Arizona. In extremis, un juge fédéral a suspendu l'application de certains aspects de cette législation. La loi SB 1070 a été votée et entérinée en avril dernier par l'Etat de l'Arizona. Elle vise à criminaliser l'immigration illégale et donne à la police le droit de contrôler l'identité de n’importe qui dès lors qu’elle soupçonne la personne d'être entrée clandestinement sur le territoire. Arizona Republic rappelle que « c'est précisément cette partie de la loi qui a été suspendu par la justice ». Le journal détaille les articles bloqués. Pour l'instant, « ne pas avoir fait de demande de régularisation ne peut pas devenir un délit, pas plus que ne pas avoir de papiers en règle ou qu’exercer un emploi en étant clandestin. »

…sans mettre fin à la controverse
 
Le juge fédéral a estimé que cette loi interfère avec la politique d'immigration des Etats-Unis puisque ce dossier relève de la compétence de l'Etat fédéral. L'éditorialiste du New York Times insiste : « la suspension est provisoire » et le quotidien évoque « une loi tragique et nocive alors que l'Arizona possède déjà l'arsenal le plus prolifique en matière de chasse à l'immigrant ». Le New York Times estime qu'il s'agit d'un « avertissement pour les autres Etats américains » puisque beaucoup envisageaient de suivre l'exemple de Phoenix pour décourager l'immigration illégale. Le gouvernement fédéral avait saisi la justice sur ce dossier et le quotidien de New York estime que la décision de justice « donne une indication sur l'issue du bras de fer, le juge s'est placée du côté de l'administration Obama ». Le San Francisco Chronicle partage cette analyse: « c’est une victoire pour le président ». Le Los Angeles Times souligne que le problème reste entier tant que Barack Obama n'entamera pas « une grande réforme de l'immigration (...) Aucune loi sur ce sujet n'est en mesure de passer au Congrès, les républicains ne cèderont jamais ». Le quotidien de Californie rappelle les données du problème : « 11 millions de clandestins vivent aux Etats Unis, ils occupent toutes sortes d'emplois non déclarés dont les Américains ne veulent pas. Il est impossible de renvoyer ces gens chez eux ».
 
Réactions au Mexique
 
Les latino-américains en général et les mexicains en particulier se sentent particulièrement visés par la nouvelle législation en Arizona. El Universal propose donc en première page un reportage intitulé : "Obama n'expulse pas mon papa". Le quotidien mexicain raconte que « des centaines d'enfants d'immigrants illégaux se sont rassemblés mercredi devant la Maison Blanche pour réclamer une réforme migratoire plus juste (...) Ces 8 derniers mois, 227 000 personnes ont été expulsées des Etats-Unis, la moitié avait commis des délits sur le sol américain ».
 
Ariel Sigler est arrivé à Miami
 
Ce dissident cubain, paraplégique, est le premier prisonnier politique libéré à la suite du dialogue historique entre l'Eglise catholique et le régime communiste. Les autorités de la Havane l'avaient relâché le 12 juin dernier. Il a accepté de partir aux Etats-Unis. Le Miami Herald Tribune raconte cette arrivée en Floride sur fond d’émotion et de combativité. Le journal décrit Ariel Sigler, à l'aéroport, « en chaise roulante, avec des gants de boxe ornés du drapeau cubain (...) il a lancé à la foule venu l'accueillir : "à bas la dictature, à bas la tyrannie de Castro" ».  
 
Diego Maradona règle ses comptes
 
Les portraits de Diego Maradona, morose, s'étalent en première page de la presse argentine. L'ancien footballeur a perdu son poste de sélectionneur de l'équipe nationale après l'élimination de son équipe en quart de finale de la Coupe du monde, 4 à 0 contre l’Allemagne. Depuis l'Afrique du Sud, Maradona avait choisi de se murer dans le silence, il s’est expliqué mercredi soir dans un restaurant de Buenos Aires et règle ses comptes.  La Nacion rappelle que « Maradona n'épargne personne » et surtout pas le président de la fédération, Julio Grondona et le directeur technique, Carlos Bilardo. Clarin retient cette citation en titre : "Grondona m'a menti, Bilardo m'a trahi".

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