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EU : Croissance en berne mais pas de nouvelles mesures de soutien
La croissance aux Etats-Unis a été révisée en nette baisse au 2e trimestre : 1,6% alors que le département au Commerce tablait encore sur 2,4% en juillet. En cause : une explosion des importations, dans un contexte de crise immobilière et de chômage élevé. Pour autant, la Banque centrale américaine (Fed) ne compte pas intervenir dans l’immédiat.
Ben Bernanke le reconnaît. « La reprise est plus lente que prévue », mais selon président de la Banque centrale américaine, la situation devrait s'améliorer en 2011. Après l’annonce, ce vendredi 27 août, du chiffre de la croissance au 2e trimestre aux Etats-Unis, le patron de la FED s’est dit « prêt à agir » pour soutenir l’économie américaine mais « seulement si l'économie se détériorait fortement ».
Si la croissance a été revue nettement à la baisse, c'est d'abord à cause des importations qui ont explosé de plus de 32% au 2e trimestre, alors que les exportations n’ont progressé que de 9%.
La consommation des ménages, elle, a un peu augmenté par rapport au premier trimestre, mais elle reste fragile. Les Américains, malgré des conditions de crédit favorables, hésitent à emprunter. Cela s'est ressenti sur les achats de logement. En juillet, les ventes de maisons neuves ont plongé de 12%, à leur plus bas niveau depuis les années 1963. Or l'immobilier est une des clés de la reprise.
Chômage à 9,5%
En outre, le pouvoir d'achat des ménages reste serré. Les salaires progressent peu, et les suppressions d'emplois continuent. L’économie américaine a détruit 131 000 postes de plus qu’elle n’en a créés en juillet. Le taux de chômage aux Etats-Unis s’établit aujourd’hui à 9,5%, un chiffre anormalement élevé pour la première économie mondiale.
Malgré ces mauvais signaux, l’administration Obama se veut rassurante. « L'économie américaine ne retombera pas dans la récession », a estimé vendredi Christina Romer, une des conseillères économiques du président américain.
Christina Romer a par ailleurs jugé, dans un communiqué sur le site de la Maison Blanche, que ces chiffres imposaient au Congrès d'adopter une série d'aides aux petites entreprises.
Ces aides, que Barack Obama et son équipe appellent de leurs vœux depuis des semaines pour stimuler les embauches, ne seront de toute façon pas adoptées avant la mi-septembre, quand le Sénat, parti en vacances jeudi soir, recommencera à siéger.
(avec AFP, Reuters)
« L’économie américaine reste vulnérable » Avec notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet Le président de la Banque centrale américaine, Ben Bernanke, a dressé un tableau réaliste de la situation économique des Etats-Unis, lors d'un symposium organisé à Jakson Hole, dans le Wyoming. « Nous revenons de loin, mais nous avons encore pas mal de chemin à faire » a déclaré le patron de la FED, qui a souhaité rassurer, tout en se gardant d'un trop grand optimisme pour le proche avenir. L’économie américaine reste vulnérable, a-t-il jugé. La situation de l’emploi est décevante, mais la reprise progresse à un rythme modeste. Modeste est bien le mot, la croissance n’ayant été que d’1,6% au second trimestre contre plus de 3% au premier, indiquant un ralentissement des activités. A deux mois des élections, la Maison Blanche a préféré mettre en évidence les quatre trimestres de croissance consécutifs. Une nouvelle « bienvenue », a-t-elle dit, reconnaissant tout de même que tout n’était pas encore pour le mieux. Selon Ben Bernanke, la situation économique pourrait s’améliorer l’an prochain. Mais si tel n’est pas le cas, il a annoncé que la Réserve fédérale était prête à prendre un certain nombre de mesures de soutien pour contrer le ralentissement. Il s’est aussi dit déterminé à empêcher une déflation Le Dr Bernanke a donc encore quelques remèdes dans sa trousse si le patient tarde à se remettre ou souffre d’une rechute. En évitant les prédictions alarmistes, le président de la Banque centrale a redonné confiance à Wall Street, où après quatre jours de déclin, le Dow Jones a de nouveau franchi la barre des 10 000 points. RFI |

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