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Barack Obama à la peine pour sauver les élections de mi-mandat

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Dans l’espoir de limiter les pertes démocrates lors des élections de mi-madat prévues le 2 novembre 2010, Barack Obama, annoncera tout au long de cette semaine, une série de mesures visant à améliorer le marché de l’emploi. Le scrutin qui se prépare s’annonce en effet défavorable pour le parti du président. Cette situation de faiblesse fait peser le risque pour les démocrates de perdre la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants.

Le parti de Barack Obama est en mauvaise posture. On a pourtant vu un président très actif la semaine dernière en politique étrangère : il a mis fin à la mission de combat de l'armée américaine en Irak, puis il a tenté de relancer à Washington les pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais, pour Françoise Coste, spécialiste de politique américaine à l'Université de Toulouse, ce n'est pas bon signe. « C'est une tradition pour les présidents en difficulté sur le plan intérieur de se tourner vers l'extérieur », dit-elle, tout en ayant le sentiment que « les conseillers de la Maison Blanche ont les yeux rivés sur 2012 », et la campagne qui permettra à Barack Obama de briguer un second mandat.

C’est traditionnel pour les présidents américains en difficulté sur le plan intérieur, de se tourner vers l’extérieur où ils ont une plus grande marge de manœuvre.
Françoise Coste de l'université de Toulouse 16/10/2013 - par Michèle Gayral écouter

Un désenchantement avant tout économique

Auraient-ils déjà fait leur deuil de ces « midterm » pour lesquelles les sondages évoquent de sombres perspectives à ceux qui porteront les couleurs démocrates début novembre, y compris à quelques « poids lourds » comme Harry Reid, le chef de la majorité démocrate au Sénat, sérieusement menacé dans son Etat du Nevada? Pas officiellement en tout cas, comme le montre la semaine offensive qui s'ouvre pour Barack Obama sur le front de l'économie.

Car c'est avant tout la fragilité de la reprise qui explique le désenchantement des Américains. Barack Obama inaugure donc, en participant ce lundi 6 septembre à un rassemblement syndical à Milwaukee dans le Wisconsin, une série d'événements à tonalité nettement plus économique et sociale, conscient que c'est à l'aune de leur pouvoir d'achat diminué, et d'un chômage qui frôle les 10%, que ses concitoyens vont juger son action. Ceux-ci n'ont pas, ou peu, ressenti les effets du programme de relance de plus de 800 milliards de dollars, appelé Stimulus Plan, lancé par le président.

Deux modalités du chômage, en plein essor dans un système connu jusque là pour la fluidité de son marché de l'emploi, inquiètent tout particulièrement : le chômage de longue durée, qui se prolonge au-delà des possibilités d'indemnisation, et le chômage partiel. Donna Kesselman, de l'Université de Créteil, estime qu'entre les salariés directement touchés par la perte de leur emploi, et ceux qui ont été contraints de diminuer leurs horaires de travail, ces perturbations ont affecté jusqu'à 20% de la population active au mois d'août.

La crise des subprimes n'est pas surmontée

Et ce n'est pas tout : on se souvient de la crise des subprimes, qui avait servi de détonateur aux convulsions financières et économiques de l'année 2008. Or, dans le secteur immobilier également, la situation est loin d'être stabilisée. Les saisies de maisons dont les propriétaires ne peuvent rembourser leur emprunt sont reparties à la hausse. « Les premiers Etats frappés étaient La Californie, la Floride et l'Arizona, où il y a beaucoup de spéculation immobilière. Aujourd'hui on voit que ça se déplace dans le Midle West, dans le Michigan notamment», précise Donna Kesselman.

Les Américains de tous bords ressentent vraiment cette crise… Les familles sont touchées directement ou indirectement par le chômage.
Donna Kesselman de l'université de Créteil 16/10/2013 - par Michèle Gayral écouter

A l'angoisse des familles devant un avenir incertain, s'ajoute le fait que bien des électeurs d'Obama n'ont pas apprécié une volonté de compromis qui l'a incité, soit à édulcorer, ainsi pour l'assurance-santé, soit à repousser, comme sur les sujets environnementaux, les réformes promises. Sans compter qu'il y aussi des thèmes, tels que l'immigration, qui pèseront lourd dans certaines régions. Jim Cohen, de l'Institut des hautes études de l'Amérique latine estime que, « dans les zones frontalières, ce sera l'un des thèmes centraux » de la campagne, compte-tenu de la « polarisation » qu'il provoque, notamment dans le sud de la Californie et dans l'Arizona.

Il y a des États, notamment le sud de la Californie et l’Arizona, où le thème de l’immigration est incandescent et il y a une vrai polarisation locale.
Jim Cohen, de l'Institut des hautes études de l'Amérique Latine 16/10/2013 - par Michèle Gayral écouter

Outsiders contre establishment

Si les politiques menées par Barack Obama n'ont pas convaincu, les élections de novembre vont aussi se jouer localement. Et les candidats démocrates ont en effet tendance à mettre l'accent sur les enjeux locaux, et à fuir les références au président et à ses initiatives. Mais même sur le front des personnalités en lice, ils ne sont pas forcément favorisés. Laurent Bouvet, professeur à Sciences- po, évoque les difficultés dans ce scrutin des sortants d'ordinaire favorisés lorsqu'ils se font réélire, et « la volonté de voir ressortir de nouvelles têtes ». Autre facteur de renouvellement : l'émergence de la vague ultraconservatrice des « Tea Parties ».

Des conservateurs motivés, des démocrates tentés par l'abstention. Barack Obama risque fort d'y perdre cet automne sa majorité à la chambre des représentants, et peut-être même au sénat. A moins qu'il ne profite de la division de son opposition; c'est-à-dire que les candidats soutenus par les « Tea Parties », outsiders vainqueurs lors des primaires en cours d'un certain nombre de candidats républicains de « l'establishment », n'effrayent précisément, par leurs positions radicales, un électorat modéré auquel la gestion présidentielle inspire par ailleurs une méfiance croissante.

On a un certain nombre de grands élus qui arrivent au terme de longues carrières qui sont très âgés ou qui ont fait de longues carrières au Congrès et il y a un effet de ras-le-bol.
Laurent Bouvet, professeur à Sciences Po 16/10/2013 - par Michèle Gayral écouter

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