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    Amériques

    A la Une : Prix Nobel de la paix pour le Chinois Liu Xiaobo

    Finalement, le Christian Science Monitor a eu raison avec son pronostic. Hier le journal américain prédisait que le prix Nobel de la paix allait vers un homme non-occidental. C’est chose faite avec l’attribution du prix le plus prestigieux du comité Nobel à Liu Xiaobo.

    Dans une première réaction le Washington Post rend hommage au dissident chinois : « C’est un homme qu’on ne peut pas faire taire et qui a été honoré pour son engagement en faveur de la liberté en Chine », écrit le journal sur son site internet. Le New York Times souligne que Monsieur Liu, âgé de 54 ans, est le premier Chinois à recevoir le prix Nobel de la paix. « En lui attribuant ce prix, le comité norvégien a adressé une critique sans ambigüité aux autorités de Pékin ».

    Le journal new-yorkais salue explicitement le courage politique dont ont fait preuve les membres du comité Nobel norvégien. « N’oublions pas que les autorités chinoises avaient lancé une mise en garde : une distinction de Liu Xiaobo affecterait nécessairement les relations entre la Chine et la Norvège ».

    Même son de cloche dans le Wall Street Journal : « La décision du comité Nobel est un signe clair », estime le quotidien économique. « Pendant plusieurs années les liens commerciaux ont primé sur les questions des droits de l’homme. Aujourd’hui, enfin, les pays occidentaux ne cachent plus leur frustration concernant le traitement que Pékin réserve à ses dissidents ».

    « Pourtant la Chine investit depuis quelque temps des milliards de dollars et énormément d’énergie afin d’améliorer son image de grande puissance internationale moderne – comme à travers les Jeux Olympiques en 2008 ou l’ouverture dans le monde entier d’instituts culturels qui visent à promouvoir la langue et la civilisation chinoise. Mais tous ces efforts n’ont pas été couronnés de succès », conclut le Wall Street Journal. La communauté internationale n’est finalement pas dupe.

    Ce 8 octobre 2010 est aussi un jour heureux pour la femme de Liu Xiaobo. Depuis que le nom de son mari a été donné comme l’un des possibles prétendants au prix Nobel de la paix, Liu Xia s’est exprimée dans plusieurs grands quotidiens internationaux. Mardi encore, elle disait son scepticisme au Toronto Star. « Je ne pense vraiment pas qu’il gagnera. Nous sommes passés par tellement de difficultés que j’ai abandonné l’espoir que quelque chose de bien puisse nous arriver un jour ».

    Après la bonne nouvelle d’aujourd’hui, Liu Xia se montre certes toujours prudente mais plus optimiste : « Peut-être que ce prix va permettre à mon mari de rentrer à la maison un peu plus tôt que prévu », déclare-t-elle dans les colonnes du Wall Street Journal.

    Argentine : manifestation importante à Buenos Aires contre l'insécurité

    A Buenos Aires plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier dans la capitale pour exiger des mesures d’urgence contre l’insécurité croissante. La Razon se joint aujourd’hui au cri des manifestants : « En larmes, nous exigeons plus de sécurité », titre le quotidien qui raconte : « Le rassemblement a été initialement organisé par les familles de deux victimes, Diego Rodriguéz, tué au début de cette semaine par deux braqueurs qui voulaient voler sa camionnette, et Matias Berardi. Cet adolescent de 16 ans a été enlevé et assassiné – il y a dix jours – dans un faubourg de Buenos Aires ».

    Ce qui aurait dû être un petit rassemblement de deux familles et de quelques amis et proches, s’est finalement transformé en manifestation importante, « la plus importante même contre l’insécurité depuis plus de six ans », note La Nacion qui a compté plus de 10 000 personnes sur la Placa de Mayo au centre-ville de Buenos Aires. Et sur toutes les pancartes, ce slogan de la foule en colère : « Nos estan matando », « On nous tue ».

    Les manifestants ont lancé un appel au gouvernement et à la présidente argentine Kristina Kirchner. Ils demandent non seulement des mesures d’urgence pour lutter efficacement contre l’insécurité, mais aussi et avant tout plus de justice. De très nombreux crimes restent en effet impunis en Argentine, leurs auteurs ne sont jamais retrouvés.

    « Rien n’est fait contre l’insécurité croissante, parce que pour des raisons idéologiques, notre gouvernement considère que les délinquants méritent la pitié », s’énerve un manifestant dans les colonnes du journal El Dia. De son côté, le père du jeune Diego, assassiné cette semaine, explique : « Il faut que quelqu’un prenne cette situation en main. Je ne veux pas venger mon fils. Je veux juste que les Argentins puissent sortir dans la rue sans craindre de se faire abattre par des criminels ».

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