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    Amériques

    Les dix derniers Indiens mapuches du Chili cessent leur grève de la faim

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    Les dix derniers Indiens mapuches du Chili ont cessé le 9 octobre leur grève de la faim, un mouvement de protestation qui durait depuis près de trois mois. Le gouvernement du président Pinera a fait plusieurs gestes pour répondre à leurs revendications. Les grévistes, membres de la première ethnie indigène du Chili (6% de la population) réclamaient l'abrogation d'une loi antiterroriste datant de la dictature, qui permet d'alourdir les peines.

    Ils ont été jusqu'à 34 à se mettre en grève de la faim en juillet dernier. Pas moins de 34 Mapuches, du nom de ces quelque 700 000 Indiens qui vivent pauvrement dans le sud du Chili, et dont les éléments les plus radicaux veulent qu'on leur rende leurs immenses terres ancestrales. Mais, leurs moyens d'action sont parfois violents.

    Les 34 Indiens étaient détenus dans plusieurs prisons du pays pour avoir incendié des biens agricoles. Sous le régime d'une loi antiterroriste draconienne, datant de l'ère Pinochet, qui risquait de leur valoir jusqu'à cent ans de prison.

    Sebastian Pinera a engagé plusieurs démarches pour qu'ils arrêtent leur grève de la faim. Il a d'abord fait adopter en urgence par le Parlement une réforme de la loi antiterroriste : par exemple, les peines prévues pour le délit d'incendie ont été réduites. Il a ensuite fait requalifier les faits reprochés aux détenus, qui ne relèvent plus de la loi antiterroriste, mais du droit commun. C'est à l'annonce de cette dernière mesure que, la semaine dernière, 24 Mapuches ont déjà accepté de se réalimenter.

    Les derniers irréductibles voulaient s'assurer que cette mesure s'applique à tous, avant de cesser à leur tour le mouvement, tout en faisant savoir qu'ils n'étaient pas totalement satisfaits. Mais le président Pinera a décidé de ne pas en rester là. Il vient aussi d'envoyer au Congrès, en procédure accélérée, un projet de reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes.

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