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    A New York, le tunnel aurait-il aussi creusé le déficit?

    media Chaque matin, des centaines de milliers de banlieusards qui habitent le nord-est du New Jersey vont tous les jours travailler à New York. RFI/Michèle Gayral

    Le nouveau tunnel sous le fleuve Hudson entre Manhattan et le New Jersey était le projet de travaux publics le plus cher des Etats-Unis. Mais à peine entamé, le gouverneur, très conservateur, du New Jersey vient d'y mettre un terme, au nom de l'équilibre budgétaire, et au grand dam des centaines de milliers de banlieusards qui habitent le nord-est de cet Etat et vont tous les jours travailler à New York.

    Avec l'une de nos envoyées spéciales

    A Penn Station, la gare Pennsylvania qui, en plein Manhattan, assure notamment les liaisons avec le New Jersey, c'est l'effervescence de tous les matins : les vagues de voyageurs pressés refluent des trains en provenance de l'autre rive du fleuve Hudson, qui fait office de grande banlieue pour New York. Les «commuters», c'est-à-dire ceux qui font le trajet quotidien, ne disposent depuis des décennies que d'une insfrastructure ferroviaire minimale : deux tunnels à une seule voie, avec des retards chroniques.
    Parmi les voyageurs, Jason n'apprécie guère que le projet d'un nouveau tunnel pour décongestionner ce trafic vienne d'être abandonné. «C'est un problème, parce que ça prend trop de temps, dit-il. Les gens veulent se déplacer, gagner de l'argent, trouver des emplois. Actuellement, on est obligés de courir d'un train à l'autre, d'un bus à l'autre. C'est vraiment un gros problème. Mais je pense qu'ils finiront par le faire, ce tunnel. C'est seulement une question de temps, ils n'ont pas le choix. Et l'argent, ils l'ont!»

    Notre dossier spécial

    Le gouverneur Chris Christie du New Jersey, dont l'Etat était l'un des trois partenaires publics de ce grand projet, a confirmé mercredi qu'il annulait sa participation, compromettant l'ensemble de l'entreprise. Et sa décision ne trouve pas davantage grâce aux yeux des responsables politiques de New York, dont Gustavo Ribera, candidat au Sénat de l'Etat ; il reproche au gouverneur Christie de sacrifier la croissance de cette immense conurbation, et ses propres administrés, sur l'autel de son idéologie anti-dépenses publiques.

    «Je pense que c'est une décision à courte vue. Ce projet allait d'abord créer des tas d'emplois, mais c'était aussi un vrai besoin à long terme. Le transport des passagers, mais aussi des biens et des services, devait s'en trouver facilité. Mais les travaux avaient déjà commencé, et je sais que le gouverneur de New York - le prochain, le gouverneur Cuomo -, soutient ce projet, et j'espère que nous trouverons les moyens de le remettre en route».

    Les responsables républicains approuvent au contraire l'initiative du gouverneur Christie, nouvelle figure de proue du parti. Ainsi le candidat Paul Niehaus au Congrès de l'Etat de New York estime que les dernières estimations du coût total du nouveau tunnel étaient dissuasives : «Le problème de trop de ces projets d'infrastructures publiques, c'est qu'on présume toujours que le budget initial va augmenter de 30, 40, 50, voire 60%. Nous avons mis un terme à un processus dont nous ne connaissions pas le coût final. Et nous ne pouvons pas nous permettre de continuer à jeter à l'aveuglette l'argent dans ce trou sans fond».

    Equilibre budgétaire et réduction drastique des dépenses publiques, contre investissement - et éventuellement endettement - dans des projets jugés porteurs de croissance et d'emplois, telle est bien l'alternative, devenue la plus radicale des lignes de fracture entre républicains et démocrates, proposée aux électeurs lors de la campagne qui s'achève.

    Chris Christie, qui s'était fait élire il y a un an à la tête de l'exécutif du New Jersey sur une ligne dure en matière de dispicline budgétaire, donne ainsi un exemple grandeur nature de ce que pourrait être la gestion des deniers publics façon Tea Party, la fraction la plus conservatrice - et actuellement la plus populaire - du parti républicain. Même si l'Etat fédéral qui, en tant que pouvoyeur de «grands travaux» devait largement contribuer au projet, a parlé de «coup dévastateur» porté à l'économie du New Jersey à l'annonce du forfait du gouverneur.

    Ecouter le Reportage International de Michèle Gayral

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