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Article publié le : lundi 29 novembre 2010 - Dernière modification le : lundi 29 novembre 2010

Changement climatique: le sommet de Cancun en quête d'un nouveau souffle

Le Popocatepetl a perdu 50 % de ses forêts qui alimentent en eau les nappes phréatiques de la capitale Mexico.
Le Popocatepetl a perdu 50 % de ses forêts qui alimentent en eau les nappes phréatiques de la capitale Mexico.
RFI/Patrice Gouy

Par Patrice Gouy

La 16e Conférence des Parties, composée de tous les Etats signataires de la Convention des Nations unies sur le changement climatique, se tient à Cancún au Mexique, du lundi 29 novembre au 12 décembre. Le Mexique, leader des pays en voie de développement présentera son programme qui est l'un des plus ambitieux du monde en matière de lutte contre la déforestation.

Depuis plusieurs années, le Mexique comme de nombreux pays dans le monde, enregistre des phénomènes météorologiques dont l’intensité est de plus en plus forte. : Inondations, ouragans, vents violents ravagent les pays. Les Nations Unies évaluent à 50 millions le nombre d'habitants qui pourraient être contraints d’ici peu à quitter leur lieu de vie en raison des conséquences du réchauffement planétaire.

Les transformations exigées par la crise climatique supposent une véritable mobilisation des sociétés, du niveau local au niveau global. Un rapport demandé par l’ONU montre que l’humanité ne peut se croiser les bras. Il pronostique qu’à long terme, le changement climatique pourrait faire baisser le PIB mondial de 5 à 20 % par an si l’on ne parvient pas à maintenir sous contrôle la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Si les 193 pays signataires sont d’accord pour reconnaître que le changement climatique est un sujet mondial, leurs intérêts sont souvent divergents car ils n’ont pas tous le même degré de développement ni les mêmes contraintes, ce qui divise les pays en 2 grands groupes : ceux qui s’attèlent à résoudre le problème et d’autres qui privilégient le statu quo.

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Cancún doit servir à fédérer les nations et contraindre les deux grands pollueurs du monde, la Chine et les Etats-Unis à faire des efforts. Ils produisent à eux deux 40 % des émissions à effet de serre. Le Mexique, pays amphitryon, va jouer un rôle de négociateur, l’Union européenne de locomotive.

Mais on sait déjà que Cancun ne sera pas le sommet des grands accords. Le défi est d’obliger les partenaires à prendre des mesures obligatoires pour réduire les émissions de CO2. Ces négociations sont d’une grande complexité. Quel que soit le résultat, il semble qu’à l’inverse de sommet de Copenhague, l’action est déjà en cours. On note un optimisme de terrain qui est un atout essentiel pour la réussite de Cancún.

Nathalie Kosciusko-Morizet

Ministre française de l'Ecologie

Cancún ne connaîtra pas l'accord majeur, mais des décisions équilibrées restent possibles.

 

29/11/2010 par Arnaud Jouve

Eva Joly

Députée européenne Verts

Il n'y a pas de nouveaux financements et les promesses ne sont pas tenues.

 

29/11/2010 par Guillaume Naudin

Les pays signataires ne s'engagent pas suffisamment

Dans un contexte international démobilisateur, tout est possible, succès comme échec.

 

29/11/2010 par Arnaud Jouve

 

tags: Climat - Mexique - ONU - Réchauffement climatique
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