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Article publié le : lundi 06 décembre 2010 à 07:23 - Dernière modification le : mardi 07 décembre 2010 à 13:44

Etats-Unis : mutation prochaine des diplomates cités par WikiLeaks

L'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Karl Eikenberry, serait l'un des premiers à partir selon The Daily Beast
L'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Karl Eikenberry, serait l'un des premiers à partir selon The Daily Beast
AFP/Gety Images/Alex Wong

Par RFI

Les Etats-Unis s'apprêtent à organiser un vaste remaniement de leur personnel diplomatique. C'est en tout cas ce qu'annonce le site internet The Daily Beast spécialisé dans la politique américaine. Selon le journal en ligne, il s'agit, bien sûr, de la conséquence directe de la révélation de 250 000 câbles diplomatiques par WikiLeaks.

Avec notre correspondant à Washington, Raphaël Reynes

Pour être cités nommément comme étant les auteurs de certains câbles révélés par WikiLeaks, un bon nombre de diplomates américains seraient «grillés». Notamment ceux qui, dans leurs notes portaient des jugements sur leurs interlocuteurs dans les pays où ils sont en poste.

L'ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan aurait ainsi décrit le président afghan, Hamid Karzaï comme un homme « faible », partie prenante d'un régime corrompu. Karl Eikenberry serait l'un des premiers à partir, croit savoir The Daily Beast.

Le Département d'Etat ne confirme pas vraiment l'information. « Nous avons déjà dit que nous le ferions si nécessaire», se contente de rappeler une porte-parole. Sur la chaine de télévision NBC, le sénateur John Kerry, qui dirige la très puissante commission sénatoriale des affaires étrangères, affirmait le 5 décembre  qu'« il est possible que dans certains endroits les gens disent qu'ils ne peuvent plus travailler avec ces diplomates».

Et Washington a tout intérêt à prendre les devant, et muter rapidement les diplomates grillés. Attendre qu'ils soient éventuellement décrétés « persona non grata » contraindrait l'administration américaine à répondre publiquement aux accusations portées contre ses diplomates. Un exercice auquel les Etats-Unis n'ont aucune envie de se prêter.

tags: Barack Obama - Etats-Unis - WikiLeaks
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