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Haïti s'enfonce dans la crise politique

Quatre jours après l'annonce des résultats du premier tour de l'élection présidentielle à Haïti, le pays est toujours sous tension. Pour dénouer la crise, le Conseil électoral provisoire avait annoncé la mise en place d'une commission spéciale pour vérifier les procès verbaux des trois premiers candidats à la présidence mais deux d'entre eux s'opposent à cette procédure, tout comme les observateurs nationaux.
Avec notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron
La commission spéciale de vérification est morte dans l'oeuf. Ce groupe, qui doit commencer son travail ce lundi 13 décembre, est censé être constitué de sept personnes : trois observateurs nationaux, un observateur international, un représentant des bailleurs de fonds, un membre du secteur privé haïtien et une personne du Conseil électoral provisoire.
Mais les observateurs haïtiens ont repoussé ce samedi 11 décembre la proposition et vendredi Mirlande Manigat, la candidate arrivée en tête du premier tour du scrutin, et Michel Martelly, troisième selon les résultats, avaient déjà exprimé leur refus de cautionner ce plan de sortie de crise.
Dans l'impasse, le conflit électoral ne pourra donc être résolu par cette commission de vérification. Mais les alternatives sont minces : réaliser un deuxième tour à trois candidats ? organiser un nouveau scrutin avec les 18 prétendants à la présidence, mais en un tour uniquement ?
Avant toute initiative, il faudrait que le dialogue s'ouvre entre Mirlande Manigat, Michel Martelly et le candidat du pouvoir Jude Célestin. Mais pour l'heure, chacun campe sur ses positions et les échanges se résument à des communiqués de presse interposés.

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